CHAPITRE CINQUIÈME
LA PARTIEDERRIEAISER
\ ’EUS peine à suivre Augustin sur la route du Vieux- Nançay. Il allait comme un coureur de bicyclette. Il ne descendait pas aux côtes. À son inexplicable hésitation de la veille avait succédé une fièvre, une nervosité, un désir d’arriver au plus vite, qui ne laissaient pas de m’effrayer un peu. Chez mon oncle il montra la même impatience, il parut incapable de s’intéresser à rien jusqu’au moment où nous fûmes tous installés en voiture, vers dix heures, le lendemain matin, et prêts à partir pout les bords de la rivière. On était à la fin du mois d’août, au déclin de Pété. Déjà les fourreaux vides des châtaigniers jaunis commençaient à joncher les routes blanches. Le trajet n’était pas long: la ferme des Aubiers, près du Cher où nous allions, ne se trouvait guère qu’à deux kilomètres au delà de Sablonnières. De loin en loin, nous rencontrions d’autres invités en voiture, et même des