‹ Le Grand Mogol: opéra-bouffe en quatre actesChapitre 78 sur 101 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

MADRAS

Eh bien, découvrez-en un le plus tôt possible... sjûon...

JOCQUELET.

Sinon?...

MADRAS

Je vous prierai d'aller vous loger ailleurs. ,^

Il sor$« JOQUELET.

Cet homme est un loup-cervierU. (Criant.) Vous êtes un loup-cervier!

MADRAS

Calme-toi, Joseph... Il est dans son droit puisque nous ne pouvons pas le payer.

JOQUELET, furieux.

Nous chasser!... Nous renvoyer... voilà le comble!

IRMA

Tiens, il me semble que tout ce qui nous arrive est un rêve...

JOQUELET

Dis plutôt un cauchemar !

IRMA

Que d'événements depuis une semaine ! Le prince Mignapour honteusement chassé du royaume... La priacesse nommée reine est devenue toute-puissante... Enfin le seigneur Nicobar qui nous met poliment à la porte.. • De sorte que nous nous sommes trouvés au milieu de la rue, sans un sou et obligés de nous loger dans cette hôtellerie d'où Ton va nous renvoyer... Ahl c'est désolant I

JOQUELET

Mais non, que diable 1 Je trouverai bien un amateur pour ma petite cassette... Allons, voyons, ne sois donc pas triste comme ça... égaie-toi un peu, ma sœur chériel

Mlet^fifoijR

COUPLETS

Petite sœur, il faut sécher tes larmes. Sur terre, il n'est pas de bonheur complet; Mais si mon amitié garde po'.ir toi ses charmes, Allons, faites risette à Joqueîet.

Mon Dieu ! ton prince était de ceux gu'on aime. Il avait tout, et puissance et candeur! C'était trop ]3eau; résoudre un tel problème, Ça ne se voit qu'en rêve, hélas 1 ma sœur!

Petite sœur, il faut sécher tes larmes, Etc., etc., etc., etc.

Après le chant.

Tiens! veux-tu que je te dise, tu penses encore à ton Mignapour!

ÏRMA.

• Eh bien! ouï, j'y pense toujours!... c'est plus fort que moi... Je suis sûre qu'on Ta calomnié... qu'il n'est pas coupable!

JOQUELET

Ohi

IRMA

Et qu'il m'aîme toujours... Mais où est-il maintenant... où est-il?

Mignapour en vieux fakir paraît au fond. JOQUELET.

On l'ignore... et ce n'est pas étonnant... S'il avait l'audace de reparaître à Delhi, tu sais bien qu'il risquerait sa vie... la loi est là!

IRMA, vivement.

Ohl alors, qu'il ne revienne jamais I

Page 1