‹ Le Grand Mogol: opéra-bouffe en quatre actesChapitre 79 sur 101 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

I Les MÉMKS, MIGNAPOUR, e a vieux fakir avec une grande , •* aI I barbe et aa bâton à la main.

MIGNAPOUR, descendant en scène. AA/I V^Vl- ri^-t^

Que Brahma VOUS protège, mademoiselle.

IRMA, tressaillant, t/i^ ^ CiAA>

Hein?... (Le regardant.) Ahl c'est uDi vieux bonhomme î Comme il a Tair fatigué I

JOCUELET.

Qui êtes-vous, mon ancien?

MIGNAPOUR,

Je suis un fakir.

JOQUELET

Un fakir? Qu est-ce que c'est que cet état-là? Qu'est-cji que vous faites?

MIGNAPOUR.

Je vais vous le dire.

COUPLETS

Par tout le pays, je chemine

En tendant la main aux passants.

11 est très rare que je dîne

Et je^ couche au milieu des champs.

Je passe en paix mes jours sur terre

Et sans me fatiguer beaucoup,

Car pendant la journée entière

Je ne fais rien du tout.

Dans ces contrées Fortunées Promenant nos loisirs, Nous som'm's comm* ça pas mal de vieux fakirs l

H\COM(i

n LE GRAND MOGOL

Par Bouddha! ma vertu première C'est la paresse, on le sait bien, Mais la foule qui me vénéré Ne me laisse manquer de rien ; 11 s'ensuit, n'ayant pas de rente, Que par le fait, je suis rentier Et j'en conclus, chose évidente, Que c'est un bon métier.

Dans ces contrées Etc., etc., etc.

COQUELET, à part.

C'est un vagabond qui demande l'aumône... (a Migna-» pour.) Désolé, mon vieux, mais nous sommes logés à la même enseigne que vous... les toiles se touchent, autrement, ça serait avec plaisir.

MIGNAPOUR, à Irma.

Donnez-moi seulement un verre d'eau!

IRMA

Ah! ça, frère... c'est faciTé7(Au prince le faisant asseoir.) At-

tendez-moi là, pauvre homme, je coups vous le chercher.

JOQUELET

Et moi je vais quériiMQoaTcassette. (Avant de sortir.) Oh! ces fakirs, un tas de fainéants, mais on les respecte, c'est Tusage du pays.

Joquelet rentre à gauche, deuxième plan, Irma est sortie à droite,

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troisième plan.

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