I. — Modification de l'article premier de la
Constitution.
La L.'. U Union Socialiste^ O.*. de Paris, propose de supprimer les mots « la liberté absolue de conscience » du 2« paragraphe de l'article l^'' de la Constitution, qui est ainsi conçu: « Elle a pour principes « la tolérance mutuelle, le respect des autres et de « soi-même, la liberté absolue de conscience. •>
On peut dire que le principe de la liberté absolue de conscience est la pensée fondamentale et comme la clé de voûte delà Franc-Maçonnerie. Notre Ordre est essentiellement une Contre-Eglise.
Les Eglises imposent leurs dogmes et proscrivent toutes les conceptions étrangères à leur foi. Elles procèdent par affirmations et par négations. Elles sont intolérantes dans leur essence même.
La Franc-Maçonnerie, au contraire, accepte dans son sein des hommes de toutes les croyances philo-
sophiques. Pendant un siècle et demi, c'est seulement dans nos Loges qu'ont pu s^échanger les opinions les plus diverses et les plus contradictoires. Nous avons renoncé, les premiers peut-être, à frapper d'ostracisme ceux de nos semblables dont la mentalité est différente de la nôtre. C'est là un titre de gloire et une garantie de puissance.
Si nous supprimions aujourd'hui, de l'article l^'" de notre Constitution, cette indication expresse que l'un de nos principes essentiels est la liberté absolue de conscience, il est bien évident que nous paraîtrions au moins avoir l'intention de substituer, à cette liberté, l'imposition d'un dogme. Et, en admettant même que ce ne soit point là notre pensée intime, nous sommes persuadés que la force des choses nous entraînerait inéluctablement, dans un temps prochain, à exiger de nos adeptes une profession de foi conforme aux conceptions philosophiques de la majorité d'entre nous.
Dès ce jour, la Franc-Maçonnerie deviendrait une secte parmi d'autres sectes, une association quelconque d'hommes partageant les passions, les fanatismes, les erreurs de tous les groupements fondés pour conserver et défendre de toute altération un dogme intangible. La Franc-Maçonnerie serait alors matérialiste ou athéiste ou positiviste, mais elle perdrait son caractère de permanence et d'universalité et, par conséquent, sa raison d'être. Elle serait, en un mot, une Église, et tous les esprits libres s'éloigneraient d'elle. Ce n'est certainement pas travailler à la grandeur de notre Ordre que de vouloir le réduire à de si mesquines proportions.
Nous devons ajouter que la suppression demandée par la L.*. L'Union Socialiste entraînerait nécessairement une modification profonde de l'article 1^^ de
la Constitution. Si la Franc-Maçonnerie ne pense pas que la liberté absolue de conscience doive exister pour ses membres, elle ne tardera pas, nous l'avons dit, à imposer à ceux-ci un dogme spécial. Du coup, elle cessera d'être philosophique et progressive, s'interdira la recherche de la vérité et ne tolérera plus les hypothèses philosophiques contraires à son dogme particulier. Elle ne pourra plus proclamer qu'elle se refuse à toute affirmation dogmatique et enfin, elle devra supprimer, de la devise dont elle dota la Révolution française, le mot Liberté, car il ne saurait y avoir de liberté véritable et intégrale sans la liberté de conscience. Telles seraient, pour notre Ordre, les conséquences de la suppression proposée.
Les hommes clairvoyants savent, d'ailleurs, qu'à l'époque présente, nous devons ouvrir les portes de nos temples à tous les hommes libres et de bonnes mœurs qui viennent y frapper. Les découvertes de la science, l'instruction donnée à tous, le développement de la presse, détruisent peu à peu dans les esprits la foi traditionnelle. Des hommes timides ou incertains encore viendront à nous, de plus en plus nombreux. Devrons-nous les repousser "? Ce serait, croyons-nous, faillir à l'un de nos premiers devoirs. La Franc-Maçonnerie a été jusqu'ici une vaste école où des hommes de toutes les classes et de toutes les opinions, athées ou déistes, sont venus s'instruire, se former pour les bons combats de la démocratie. Malgré la diversité de leurs origines et de' leur condition, des doctrines communes les incitaient à parler ou à agir, dans le monde profane, conformément aux enseignements reçus dans les Loges. La Franc-Mac.-, fut leur inspiratrice, et c'est grâce à leur coopération qu'elle imprégna la Société
contemporaine de. sa pensée/ Si notre Ordre renonçait à son rôle historique, à sa mission de propagande parmi tous les hommes conscients, sans exception de croyance ou d'opinion, elle prononcerait elle-même sa condamnation.
Dans sa Déclaration, le Conseil de l'Ordre a depuis longtemps proclamé, que la loi primordiale de la Franc-Maçonnerie est la tolérance.
Elle a solennellement inscrit, en tête de sa Constitution générale, le respect de toutes les croyances, de toutes les idées et de toutes les opinions, et sa propagande est bienveillante, car elle sait que les cœurs sont faibles et les cerveaux ignorants.
Enfin je citerai, en terminant, le passage ciaprès du « morceau d'architecture » que je lus dans un Chapitre de Paris, lors de mon initiation au grade de Piose-Croix et qui me valut l'approbation unanime des Chevaliers présents.
Il me déplairait que Ton n'affirmât point, au seuil de notre Constitution, la liberté complète, pour les membres de l'Ordre maçonnique, de penser conformément à leurs tendances naturelles ou acquises. La personnalité morale, — si originale soit-elle, — que déterminèrent en nous les hérédités, les milieux traversés, les joies vécues et les lattes entreprises, doit être éminemment révérée. Une société serait haïssable où tous penseraient exactement de la même manière. Si, dès l'origine, certains hommes n'avaient
pas été des contempteurs de dogmeè et d'autorités et ne s'étaient insurgés contre les erreurs pieusement transmises, nous n'aurions pas- fait la Révolution de 1789 et la Science moderne, — cette' Science qui, sans souci des traditions, détruit aujourd'hui les théories d^hier, — la Science moderne i.ne serait pas née. Je veux la liberté de conscience et, — si cela était possible, — car c'est un rêve, — il me serait infiniment agréable de voir, en une Loge maçonnique idéale, disserter et discuter le bonhomriie Montaigne, l'intransigeant Bossuet, M. de Maistre, et M. de Bonald,. rigides, figés au centre de ce bloc glacé qu'est le dogme catholique, le précis et scientifique Littré, M. Renan, l'honnête M. Brunetiére et enfin le puissant écrivain et le très moderne philosophe qu'est Anatole France.
Une différence existerait évidemment entre une Loge ainsi formée et la Loge désirée par nos fi".-. L.M... et L. Certes, si ces amis étaient présents, ils nous diraient qu'en des discussions courtoises et fraternelles entreprises dans l'atelier dont je parle, M.Renan, par exemple, courrait un grand danger d'être cléricalisé par M. de Maistre ou ramené dans le giron de l'Eglise par l'auteur de V Histoire universelle selon VÉeriture Sainte. Je n'éprouve pas à un tel degré la crainte du prêtre.
Telles sont, en matière de tolérance, les idées que les Maçons approuvent et professent au Yulgum pecus.
On avouera qu'ils ne les ont guère mises en pratique à l'égard des Français, leurs frères, qui, astreints aux devoirs rigoureux de la dé-
feiise nationale, n'avaient pas les moyens de répondre aux attaques dirigées contre eux de la manière la plus lâche et la plus haineuse.
Vous verrez, au cours de ce livre, se révéler, de plus en plus, à votre esprit, l'antinomie qui existe entre les principes proclamés par la Franc-Maçonnerie sur le Forum et ceux qui la dirifi^ent dans ses besognes secrètes.
Vous serez, ainsi, amenés tout naturellement à penser que son but n'est peut-être pas celui que l'on a dit jusqu'à ce jour et aussi que ce but, — pour être caché avec tant de soin, sous un tel amas de mensonges, — doit être inavouable, anti-social et anti-français.
Comment et Pourquoi
j'ai remis les fiches
Vous ne trouverez pas ici, le récit émouvant de drames ou d'intrigues. Je vous dirai tout uniment la vérité. Elle est fort simple et, — j'en suis persuadé, — ceux de mes lecteurs qui acceptèrent comme véritables les contes fantastiques de la presse subventionnée seront surpris de cette simplicité.
Les motifs d'ordre moral qui m'ont fait agir furent ceux que peuvent deviner tous les honnêtes gens. Je ne les exposerai donc pas longuement, au moins dans ce chapitre.
Je considère, avant tout, comme nécessaire de déclarer que je n'ai pas de comptes à rendre ni d'explications à fournir aux gens du parti qui fut le mien. Ce n'est pas pour eux que
j'écris ceci. J'ai toujours cherché la vérité partout où je croyais pouvoir la découvrir et si je revenais sur le chemin que j'ai parcouru depuis vingt ans, je retrouverais, certainement, parmi les événements divers de ma vie intellectuelle, d'évidentes contradictions. Je me flatte de cela', car uii des privilèges essentiels de l'homme conscient est la faculté qu'il a de modifier librement ses opinions sans avoir à s'en justifier vis-à-vis d'une Eglise. Le Sacré Collège des Rites et le Conseil de l'Ordre du Grand-Orient peuvent donc, tout à leur aise, m'excommunier. Je me contenterai de trouver leurs manifestations ridicules et vraiment trop cléricales. La qualification de « traître » ne m'émeut pas. J'ai agi, ainsi que le ferai toujours, aux injouptions de ma conscience. Si vous avez lu ce que je pensais du rôle que devrait jouer, selon moi, la Franc-Maçonnerie, vous ne serez pas étonnés de mon évolution. Elle n'a surpris aucun de ceux qui, depuis vingt ans, me connaissent intimement.
D'ailleurs, la véhémence avec laquelle on me reproche ma « trahison » n'a pas le moins ^ du nionde pour cause une sainte et noble indignation. . ; ,
Le sénateur Delpech, par exemple, qui rédi-
liK)
gea le fameux et grotesque Manifeste du Grand- Orient, a fait élever ses enfants aux frais de
l'Etat et une demi-douzaine au moins de ses parents vivent aux dépens de la République. Un très grand nombre de membres du Conseil de l'Ordre se trouvent dans la même situation et vous n'ignorez pas que nos parlementaires ont pour souci principal de caser leur famille et leurs créatures dans l'administration . C'est par ce moyen et non par la préoccupation de défendre la Piépublique que le vieux Combes maintenait, sous sa houlette, ce bétail. Or, si l'on touche, au régime présent, on atteint en même temps les gens qu'il nourrit et ceux-ci sont prêts à toutes les gredineries, à toutes les lâchetés pour conserver leur situation électorale ou les postes qu'ils occupent au détriment des fonctionnaires indépendants. Les Francs-Maçons qui se sont livrés à l'espionnage des officiers ont vu, presque tous, leur zèle récompensé. C'est afm d'obtenir les faveurs gouvernementales qu'ils ont dénoncé et c'est en cela qu'ils sont bien des délateurs, au sens étymologique du mot.
Tous ces gens, politiciens pillards, fonctionnaires arrivistes, ont mis la France en coupe réglée. Ils estiment que tout va bien et ils éprou-
vent, vis-à-vis du citoyen malencontreux dont le pied heurte leur écuelle, la colère farouche du chien à qui l'on veut enlever son os.
Voilà le mobile unique, et le seul vrai, de la haine dont on me poursuit et dont je me moque.
Je dois ajouter que je nai jamais sollicité du Grand-Orient de Finance ni du Gouvernement républicain, une faveur quelconque pour moi ou pour les miens. J'ai donné à la Franc- Maçonnerie et à mon ancien parti beaucoup ])lus qu'ils ne me donnèrent et je les tiens quittes.
Je n'étais lié par rien à ces gens. Ne m'étant jamais abaissé jusqu'à leur demander même ce qui m'était légitimement dû, j'étais libre de les quitter au moment et de la manière qui me conviendraient. Les ilotes qui vieillissent dans les antichambres ministérielles n'auraient pas le droit d'en dire autant, j'en conviens.
Je n'ai donc pas à justifier ma conduite, j'ai agi comme je l'ai fait parce que cela m'a plu, parce que j'ai cru devoir le faire. Si les délateurs, pendant quatre ans, ont espionné et dénoncé secrètement, c'est au grand jour et à mes risques et périls que j'ai révélé leur ignominie; je ne pourrais accepter de remontrances à ce sujet que d'hommes pour qui la Républi-
que n'est pas une vache à lait. Or, ceux-là, je ne les rencontrerai ni rue Cadet, ni au Parlement.
Initié à la Franc-Maçonnerie en 1892, j'entrai au Secrétariat général du Grand-Orient de France en 189-4. C^est en 1901, que je reçus, en l'absence de Vadecard, des mains de Mollin, la première demande individuelle de renseignements sur quatre officiers supérieurs parmi lesquels, je m'en souviens encore, était le colonel Koch. devenu, depuis, général, décédé aujourd'hui. Je consentis, de prime abord, à écrire à des amis sûrs afm d^obtenir les indications sollicitées ; puis, après le départ de Mollin, un scrupule me vint. Je pensai que ce genre de correspondance était totalement étranger au but poursuivi par la Franc-Maçonnerie et j'envisageai les conséquences que pourrait avoir la découverte de telles pratiques si elles se renouvelaient. Je me contentai donc d'établir la formule de demande qui, depuis, servit presque toujours, et de faire les quatre lettres, mais, désireux de ne pas participer autrement à cette besogne, je ne voulus pas signer ces lettres et les fis signer par M. Fontainas, alors vice-président du Conseil de rOrdre. Cette anecdote a tout simplement pour but d'indiquer quelle fut, dès le
début, mon impression personnelle sur les enquêtes que l'on fit ensuite par milliers au Grand-Orient.
Beaucoup de raisons me faisaient considérer cette œuvre d'espionnage comme essentiellement dangereuse pour la Franc-Maçonnerie et la République. Ces raisons, lorsque je les exposerai, ne constitueront pas, de ma part, des révélations pour beaucoup de mes anciens amis à qui je me confiai sachant qu'ils partageaier)t à peu près mes opinions sur ce point, h' Éclair du l^'' janvier 1905 publiait, à ce sujet, une interview d'un « Franc-Maçon haut placé dans la hiérarchie des Loges », interview dont je cite le passage que voici :
Un de ses amis du rite écossais le vit à cette époque. Quoique Franc-Maçon, cet ami était de cette minorité de la Maçonnerie qui n'estimait pas la délation comme indispensable et qui la qualifiait de malsaine. C'était Bidegain qui disait à cet ami :
— C'est pis que vous ne le supposez. Je fais une besogne qui m'écœure. Il y a des jours où j'ai envie de tout lâcher en criant mon dégoût. C'est bas, c'est malpropre, c'est haineux. La Maçonnerie se déshonore...
Il revint à la charge à plusieurs reprises, il lui parla de ce collationnementdes fiches de délation — la grande pensée du régne de Lucipia et de Desmons.
A moi-même, qui déplorais ce moyen, et il savait mes révoltes, il me dit :
— Je n'écris plus avec de l'encre, j'écris, avec de la boue...
C'était, je crois, avant les négociations qui aboutirent. INIais je rie m'étonne nullement des propositions qu'on lui Jlt {1), étant donné qu'il manifestait sa réprobation tout haut, dans les milieux maçonniques aussi bien que dans les milieux profanes. Si quelque chose peut me surprendre, c'est que la maçonnerie ait pu être surprise.
En somme, je tiens M. Bidegain pour un garçon intelligent, original, personnel, de relations peu sûres, en ce sens qu'il vous échappe facilement plus désintéressé qu'on ne l'a prétendu et qui, dans l'état d'esprit où il était, a très facilement pu négocier la livraison des fiches, en se bornant à assurer tout juste le pain du jour.
Et retenez, ajoute "notre interlocuteur, que c'est un Maçon qui vous parle, qui proteste contre la déation mais quiv s'il explique l'acte de M. Bidegain, ne prétend nullement l'excuser.
• Les confidences que je faisais à quelques amis, je ne pouvais les faire à Vadecard, toute convereation politique sérieuse étant devenue presque impossible entre nous. Vadecard me reprochant quotidiennement de n'avoir pas été suffisamment dreyfusard et de n'être pas radical ou socialiste à la manière de Jaurès, j'avais pris le parti d'éviter toute discussion
(1) Jamais on ne me fit de « propositions » au sujet des fiches.
inulite. Je dis inutile, car Vadecard, manque autant de sens critique qu'une mule d'Andalousie. Il s'est toujours contenté de croire aveuglém.ent et mon scepticisme à l'égard des gens et des principes de son parti provoquait chez lui de regrettables accès de fureur.
Dans le courant de 1904, j'appris que l'œuvre de délation, au lieu d'être restreinte, devait, dans l'intention de quelques politiciens du Conseil de l'Ordre, être étendue à tous les fonctionnaires. C'était le moyen, pensaient-ils, d'obtenir des divers ministères, des faveurs plus nombreuses et plus importantes.
Depuis longtemps, j'avais formé le dessein de quitter le Grand-Orient de France mais on m'avait encouragé à y rester encore quelques années (1). J'espérais que je pourrais, un jour, y exercer une influence salutaire et j'avais même projeté de former un groupe fermé où l'on se serait occupé de ramener l'Ordre maçonnique à ses principes véritables. M. Gaston Bouley, grand chancelier du grand Collège des Rites, M. Jacques Escuyer et beaucoup d'autres que je pourrais désigner se souviendront, de ce que je leur ai dit à ce sujet. Par suite de-
(1) Inutile de dire que je pourrais citer les noms des personnes qui m'y encouragèrent.
circonslances dont l'intérêt n'est pas assez grand pour être relatées ici, je compris qu'il me serait impossible de réaliser le projet que j'avais conçu. J'étais désormais obligé de prendre une détermination.
J'éprouvais pour la besogne policière à laquelle je collaborais depuis 1901, une telle répugnance que je ne pouvais un seul instant envisager l'éventualité d'avoir à la poursuivre longtemps encore. D'autre part il me paraissait que l'espionnage des officiers, qui ne sont ni électeurs, ni éligibles, et qui, par conséquent, ne peuvent se défendre, constituait un tel crime contre les individus visés et contre la patrie même qu'il ne m'était pas permis, si je quittais le Grand-Orient, de garder le silence et de favoriser ainsi la continuation et l'extension de si monstrueu.ses pratiques. En les dévoilant, me disais-je, je ne trahirai pas, d'ailleurs, — si elle existe encore, — la Franc-Maçonnerie véritable qui n'a rien de commun avec la police secrète et je ne faillirai même pas à mes devoirs professionnels puisque je suis entré au Grand- Orient seulement pour y accomplir des besognes administratives déterminées et honorables et non pour m'y livrer à des travaux ignobles de délation.
Ce n'est pas sans de longues réflexions et, je puis le dire, sans un chagrin profond, que je me résolus à rompre, pour toujours, avec une Institution dans laquelle j'étais entré animé de tant d'espérances et avec des amis qui m'étaient chers.
Dès que j'eus formé le dossier qui me paraissait nécessaire pour mettre fm, d'une manière définitive, à l'œuvre de délation, je 'fis part de ma résolution à un ami en le priant de rechercher, parmi les députés progressistes ou républicains nationalistes, celui qui; par son caractère et son passé militaire, aurait le plus d'autorité pour interpeller sur cette question. Cette personne me parla de M. Guyot de Villeneuve et, après que nous eûmes ensemble convenu de confier le dossier à cet ancien officier, ce fut mon ami lui-même qui remit les lettres et les fiches au député de Neuilly. — Le nom de cet intermédiaire n'a jamais été cité.
La presse du Bloc a inventé,' à propos de cette affaire, une conspiration, un complot clérical ou césarien
Désireux de ne pas voir s'accréditer cette légende et de revendiquer F entière responsabilité de mes actes, je déclare, de la manière la plus formelle, que l'on ne « découvrit » pas
les fiches, iiinsi qiion l'a tant de fois écrit, que jamais je ne fus, à leur sujet, F objet de sollicitations quelconques et que la révélation publique des manœuvres secrètes du Ministère Combes et du Grand - Orient fut due à mon initiative seule. Tout ce c[ui a été dit de contraire à cela est absolument inexact et je puis affirmer qu aucune des personnes qui furent mêlées, dès le premier jour, à cette affaire, ne me démentira.
M. Blatin, dans une de ses innombrables interviews, rappela que je manifestai publiquement, au Grand-Orient même, la sympathie que j'éprouvais pour M. Syveton à cause de son attitude si courageuse, M. Blatin, exceptionnellement, ne mentait pas en disant cela. Il était, d'ailleurs, naturel que mon attention fût plus particulièrement attirée sur le représentant d'un arrondissement où je suis né. Cependant, je ne connaissais pas alors M. Syveton, à qui je fus présenté lorsque, déjà, le dossier de délation était entre les mains de M. Guyot de Villeneuve. Le regretté député voulut bien se charger dans la suite de me chercher une si^ tuation, mais ni l'ami dont j'ai parlé, ni moimême ne le vîmes antérieurement.
J'ajoute que je n'ai jamais eu aucune espèce
de relations avec la Li^ue de la Patrie française et que je n'en ai eu, pour la première fois, avec F Association antimaçonnique de France, que le 4 janvier 1905, jour où je rendis visite à son secrétaire général, M. Tourmentin, afin de le prier de me fournir quelques explications au sujet d'une interview publiée dans un journal du matin par un petit reporter juif nommé Hausser.
On se souvient encore du scandale que soulevèrent les documents lus le 28 octobre 1904 devant la Chambre étonnée. Ce fut, pour le pays, la révélation d'un mal secret dont toutes les consciences droites s'effrayèrent.
Je dois signaler, à propos de cette séance célèbre que la première partie de Tordre du jour Maujan ainsi conçue : « La Chambre blà- <( mant, s'ils sont reconnus exacts, les procédés « inadmissibles signalés à la tribune, » fut votée à l'unanimité. Les membres du Conseil de l'ordre, MM. Dubief, Girod, Massé, Meslier, Rabier, Réveillaud et Tavé (1), blâmèrent donc, eux-mêmes, ce jour -là, l'œuvre du Grand- Orient de France qui était la leur. Ces messieurs s'étaient cependant entretenus de la
(1) M. Lafferre, malade, était absent.
situation la veille, en une réunion spéciale qui eut lieu rue Cadet à cinq heures et demie et, là, ils avaient même envisagé l'éventualité de la divulgation des correspondances échangées entre le ministère Combes et le Grand-Orient. Pas un de ces hommes n'eut le courage, le 28 octobre, de tenter une justification.
Je me rendis rue Cadet, le 29 octobre, comme de coutume, désireux que j'étais de voir quel effet avait produit dans la mare aux crapauds la pierre que l'on venait d'y lancer. Ici, je suis obligé d'entrer dans certains détails afm de redresser les premières erreurs propagées à mon sujet par le Grand-Orient. Ayant été obligé de m'absenter, je rentrai vers cinq heures, je crois. Dix minutes ne s'étaient pas écoulées que l'on me manda, ainsi que tous les employés du Secrétariat général, au cabinet du président. Dans cette petite salle eut lieu une scène que M. Vadecard, faisant ses confidences à un reporter du Petit Parisien, qualifia de « tragique » et dont le souvenir est pour moi particulièrement réjouissant. Autour d'une table dûment ornée de symboles maçonniques se trouvaient réunis MM. Rabier, Delpech, Bouley et Sincholle. Après m'avoir adressé un salut auquel je m'abstins de répondre M. Ra-
bier, qui semblait présider cette réunion, fit part à son voisin de droite en ces termes familiers : « C'est un sale coup pour nous, vous savez, » de l'ennui que lui causait le malheur survenu au gouvernement de Combes. Cela devait gêner, en effet, M. Rabier en ses combinaisons, car ce petit avocat d'Orléans, aussi nul que bruyant et brouillon, a l'ambition de devenir ministre un jour. Et pourquoi ne le deviendrait-il pas après Merlou, Dubief ou Trouillot?
M. Rabier demanda individuellement, aux employés présents, s'ils étaient les auteurs des « graves indiscrétions » commises la veille. Ces braves gens nièrent avec une sombre énergie.
Alors le député d'Orléans s'adressant à moi me posa cette question : « Pensez-vous que l'un « des employés ici présents ait pris les dossiers « qu'a lus hier, à la Chambre, M. Guyot de « Villeneuve? » — « Je suis certain qu'aucun (( d'eux n'est coupable, » répondis-je. — « Dans « ces conditions, continua M. Rabier, la situa- « lion se simplifie, le champ des recherches se (c restreint. Si aucun de ces messieurs n'est « coupable, le coupable c'est M. Vadecard ou « vous. » — L'adverbe « évidemment » fut ma réponse. — On lit descendre au triple galop ce
pauvre Vaclecard qui nia très simplement avoir été le fournisseur de M. Guvot de Villeneuve. — Enfin Rabier se tournant vers moi d'un air triomphant m'adressa cette interrogation : « M. Vadecard nie. De votre côté, pensez-vous « qu'il soit le coupable? » — « Je suis absoluce ment certain qu'il ne l'est pas. Il est tout à « fait incapable d'un acte de ce genre. » — ce Dans ce cas, le coupable, c'est vous. » — J'avais presque l'intention de répondre affirmativement ; mais dans l'espoir de voir se continuer cette am.usante comédie, je dis avec un grand calme : « Non, ce n'est pas moi. » Cette réponse sembla plonger les personnes présentes dans une profonde stupéfaction.
Nous n'allâmes pas plus loin ce soir-là. On se contenta de se donner rendez-vous pour le lundi suivant à cinq heures.
Je me demande encore pourquoi Pvabier ne s'aperçut pas, au cours de cette ridicule conversation, que je me moquais de lui
Soucieux d'éviter les visites probables des reporters, je quittai mon domicile, avec ma femme, le lendemain dimanche vers deux heures de l'après-midi et nous allâmes loger chez des parents. Plusieurs amis m'ont reproché, depuis, de n'avoir pas nié résolument
afin de pouvoir, en restant au Grand-Orient, servir encore la cause nationale. J'en avais d'abord fait le projet mais je m'aperçus vite qu'il me serait impossible de le réaliser car j'aurais élé obligé, pour cela, de laisser peser des soupçons sur des innocents. Je ne pus m'y résoudre.
Contrairement à ce qui a été dit parle Conseil de l'Ordre, j'expédiai moi-même le lundi 21 octobre, du bureau des télégraphes du boulevard de l'Hôpital, une dépêche annonçant que je me rendrais au Secrétariat général le même jour à cinq heures; retenu jusqu'à six heures et demie je ne pus tenir ma promesse. On me conseilla ce soir-là de quitter momentanément Paris ailn de ne pas soulever des incidents personnels.
Je me rendis alors à Irun, dans l'intention d'aller jusqu'à Pampelune, où j'avais à voir plusieurs personnes, puis de revenir dans les Basses-Pyrénées pour rendre visite à mon père. C'est le 3 novembre, dans un café d'Irun, que je lus un entrefilet du journal espagnol, La Voz de Guipuzcoa, annonçant qu'un mandat d'arrêt venait d'être décerné contre moi. N'ayant pas trouvé de journaux français pouvant me renseigner sur l'exactitude de cette nouvelle extraordinaire, je résolus de revenir à Paris et de
me livrer immédiatement à la justice de mon pays.
Je repartis donc par le rapide, toujours accompagné de ma femme, et j'arrivai à Paris le lendemain matin 4 novembre.
Nous descendîmes à l'Hôtel Terminus sous le nom de Destancfs et je reçus, vers 11 heures, la visite de M. Syveton que j'avais fait prévenir de mon arrivée. Celui-ci m'annonça qu'aucun mandat d'arrêt n'avait été lancé contre moi, que la plainte de M. Vadecard n'était pas recevable et que, par conséquent, il était inutile de me rendre au parquet.
Uniquement désireux de ne pas être assailli par les inlerviewers qui n'auraient pas tardé à me découvrir, je me rendis dans le Nord puis à Gharleroi et à Liège où je restai jusqu'au 6 décembre. Il m'est impossible de renoncer au plaisir de reproduire ici, à propos de mon séjour dans cette dernière ville, l'entrefilet suivant qui a paru dans F Echo de Paris du 12 décembre 1904.
Un étranger mystérieux.
Bidegain or not Bidegain.
Bruxelles, 11 décembre.
« Fut-il à Liège, n'y fut-il pas? Voilà le sujet de maintes dissertations et de controverses variées dans la bonne cité des princes-évêques. Des journaux sont affirmatifs, d'autres esquissent des doutes, d'autres encore ne croient pas à l'existence à Liège, durant un mois, de l'ex-secrètaire du Grand-Orient. Seul, Bidegain le vrai ne dit rien.
(I Beaucoup de faux Bidegains à l'égal de ces faux Espagnols qui ne sont pas du tout Espagnols, quoi qu'ils en disent, courent à travers le monde. »
C'est ainsi que s'exprime le National, de Bruxelles, et tout porte à croire que ses doutes sont fondés.
Le Bidegain du Caire se dirige en ce moment vers Assouan avec un équipage de chameaux; celui de Salonique écrit des farces épistolaires; quant à celui de Liège, il parait que c'est un homme fort placide, et, au dire d'un garçon de café de l'établissement Mûrier, toute sa distraction consiste à admirer la place des Guillemins.
Et c'est de quoi parle tout Liège. Etait-ce Bidegain? N'était-ce pas Bidegain? Et si ce n'est pas lui, quel est ce mystérieux étranger qui s'en vint, pendant un mois, examiner de la fenêtre de l'hôtel, la place de la Gare?
Enigmes.
Fernand Sarnette.
L'émotion des Liégeois avait été provoquée par un article de M. Charles Bronne publié
clans FExpress. Ce journaliste, avec une habileté professionnelle vraiment remarquable, avait su me trouver à F Hôtel de F Univers où je vécus assez longtemps. Il m'apprit que la loi Belge punit d'un emprisonnement de huit jours à trois mois quiconque prend publiquement un nom qui ne lui appartient pas. C'était là un délit dont je m'étais rendu coupable, avec la plus parfaite bonne foi, dans mon désir d'éviter la visite des fâcheux.
Voilà toute la vérité sur ma « trahison » et ma « fuite ». En la circonstance, vous le voyez, la réalité fut beaucoup plus simple que les romans divers inventés par la presse de Combes.
Je ne puis terminer sans ajouter que si la plainte ridicule que le Conseil de l'ordre avait fait signer par M. Vadecard avait été reconnue valable, c'est-à-dire si le procureur de la République avait estimé que le Secrétaire général du Grand-Orient était bien le propriétaire des lettres lues par M. Guyot de Villeneuve, j'aurais été fondé à revendiquer, au même titre que lui, les très nombreuses lettres et fiches que renferment les dossiers du Grand- Orient de France et qui me furent adressées personnellement depuis cinq ans.
Mensonges et diffamations
du Conseil de l'Ordre
Je ne m'expliquais pas, autrefois, pourquoi de bons et vaillants Français semblaient avoir peur des pauvres gens qui forment la Congrégation de la rue Cadet. Je comprends aujourd'hui la cause de cette terreur. En effet, si les Francs-Maçons sont dénués de toute franchise et de tout courage, ils possèdent, par contre, une telle science du mensonge, qu'ils parviennent à pervertir l'opinion publique et que les honnêtes gens se laissent tromper par leurs affirmations. Je viens d'en faire l'expérience. Le nombre d'erreurs qu'a répandues sur mon compte le Grand-Orient de France par l'intermédiaire d'agents inconscients ou de reporters Israélites est tellement grand, que j'ai
résolu d'en signaler ici quelques-unes. Ceux qui me liront pourront voir ainsi combien il est nécessaire de passer au filtre serré de la critique les contes que leur fait chaque jour la presse sémite ou gouvernementale, et cela peut être un enseignement d'une haute portée.
Il ne faut pas juger du monde présent par les manifestations extérieures de son activité. Les événements politiques et les grands phénomènes sociaux ont des causes profondes, le plus souvent ignorées. C'est en exerçant notre esprit à l'examen scientifique des faits quotidiens que nous acquerrons la certitude du danger qui menace notre patrie. Si l'on a pu, en deux mois, imprimer, à mon sujet, mille petits mensonges stupides, de quels mensonges plus monstrueux ne leurre-t-on pas le public lorsqu'il s'agit de couvrir la main-mise des Juifs sur la richesse nationale ou les déprédations de leur valetaille radicale et socialiste ?
Au seuil des chaumières d'un villa2:e ou devaut les portes des maisons populaires de Paris, avez-vous contemplé, dès le matin, le spectacle des commères assemblées? Des yeux inquiets et fureleurs sous des bonnets crasseux, des visages méchants et craintifs, de longues lippes jaunâtres engluées du fiel des médisances, des
convoitises, d'anciennes luxures, des haines recuites, des odeurs fades de linge sale, des cabas béants, des chiens galeux, évocations de Gallot et de Daumier dans l'obscurité de vies reptiliennes, dans la pénombre de murs hostiles et souffreteux. De ces vieilles femmes, de ces relents, de ces choses et de ces bêtes, s'élèvent, vers la onzième heure, — vivantes d'une vie obstinée, — des rumeurs, des paroles imprécises mais grosses de venimeux mensonges. Elles se concrétiseront un quart d'heure plus tard et deviendront des certitudes, chuchotées, puis clamées, qui accuseront, d'une manière décisive, devant l'opinion du quartier, le mystérieux locataire du premier qui, dit-on, a fait cuire sa mère à petit feu et par morceaux dans un poêle acheté chez Dufayel ou la dame du rezde-chaussée qui se fît avorter hier, paraît-il, pour la quinzième fois.
Tel fut le spectacle que donna, en mon honneur, pendant deux mois, la presse républicaine française.
Le 14 novembre, le Temps pubhait une lettre signée de mon nom, qu'il avait reçue de Salonique. Je fîs remettre à ce journal quatre lignes démentant l'authenticité de celte missive; mais autant il avait mis d'empressement à insérer
un document faux, autant il fit de difficultés pour porter ma rectification à la connaissance du public. Je ne crus pas devoir insister, et ma très courte lettre fut publiée, le 25 novembre, par la presse libérale. L'attitude du Temps était due simplement à ce fait, que le secrétaire de sa rédaction, M. Mathias Morhardt, subit l'influence du sénateur Delpech, dont il est ou fut le collègue au comité directeur de la Ligue des Droits de F Homme.
Le 28 novembre paraissait, dans le Matin, une nouvelle lettre datée d'Alexandrie. Je ne me donnai pas la peine de la démentir.
J'appris depuis, de source sûre, que le Grand- Orient avait fait envoyer ces deux lettres par ses Loges de Salonique (1) et d'Alexandrie. Dans quel but? Je ne puis le dire. Des idées aussi baroques ne peuvent germer que dans les cervelles fuligineuses de vieux Maçons, et il est impossible aux gens dont l'intelligence est saine, de comprendre l'état d'esprit qui les fait naître.
Le 18 décembre, avec une touchante unanimité, la presse française et étrangère annonça urhi et orhi, mon assassinat au Caire. Je reproduis ici cette nouvelle :
(1) Loge récemment fondée.
La mort de M. Bidegain (?)
Le Journal de Seine-eé-Oise, où écrivait naguère M. Bidegain, annonçait, hier, la mort, au Caire, de M. Bidegain :
« Jean Bidegain est mort.
« Ainsi se trouve expié le crime commis par ce malheureux qui échappe désormais, par sa mort, aux haines et aux colères de ceux dont il a si misérablement trahi la confiance et l'affection.
(I Nous ne nous sentons plus, à cette heure, le courage de le maudire. Et nous pensons avec pitié à ce cadavre resté sur une terre lointaine, et qui n'aura pas pour dernier asile le sol de la Mère-Patrie.
<( Ainsi va la justice immanente des choses : Bidegain n'aura pas joui de l'or mal acquis, et il n'a pas goûté les félicités qu'il se promettait pour s'arracher au souvenir de son acte infâme. »
Le Journal de Seine-ei-Olse aurait connu la nouvelle par deux lettres du Caire, qui lui seraient parvenues mercredi et jeudi. La première disait :
« Le cadavre de Bidegain a été découvert ce matin au petit jour pendu à un balcon d'une des rues tortueuses du Caire, à quelques pas de l'hôpital Casrel-Aïn, du côté de l'Ecole de médecine d'Abou-
Zabel.
« Ce sont des milans, réunis en grand nombre en
cet endroit, qui ont attiré l'attention d'un indigène
se rendant à la mosquée.
« L'alarme a été donnée immédiatement. » L'organe de MM. Maréchaux, Vadecard et C'^
ajoute que « les premières constatations semblent
établir que la mort est antérieure à la strangulation... »
Dans la lettre de jeudi, il était dit que M. Bidegain était venu au Caire en compagnie d'un ami de Paris, avec lequel il avait eu de trèsAjàolentes discussions parce que Bidegain, pris ddBBfc^rds, voulait écrire à un ami de Paris pour implorer son pardon, rendre l'argent qu'il avait reçu, etc.
La lettre se terminait ainsi :
" La veille de sa mort, une discussion plus violente eut lieu...
« Le lendemain on trouvait le cadavre de Bidegain pendu...
« Le corps a été porté à l'hôpital Casr-el-Aïn, où Ton a découvert une plaie pénétrante sous le sein gauche.
« Mon avis est que... »
Le Journal de Seine-et-Olse s'arrête sur ces quelques points.
Nous reproduisons l'information de notre confrère avec toutes les réserves d'usage.
{Journal.)
Le directeur du Joiiviml de Seine-el-Oisey auquel je collaborai gratuilement pendant deux, ans, est M. Albert Maréchaux, ancien et futur membre du Conseil de l'ordre.
Les motifs de ce nouveau mensonge du Grand-Orient étaient fort bien exposés, en ces termes, le 18 décembre, par M. Albert Monniot, dans la Libre Parole :