Cer., I, 41, p
4 Théophane, tp, tit
5. Cer., I, 41, p. 209; cf. Diehl, loc. cit, 6. Cer., I, 84, p. 386, 387.
TaiCer El p 218; SCer11039D-E200;
INCeErF ALES 0 Sp 20e
Au milieu du huitième siècle, époque à laquelle ce sanctuaire fut construit, l’ancienne coutume était abolie. Les chapitres 39 et 41, où sont décrits des mariages impériaux à l’église de Saint-Étienne, sont donc de vieux documents, auxquels on a ajouté des remarques fixant les usages plus récents !.
Les chapitres suivants, relatifs aux promotions, aux dignités et aux fonctions, forment un ensemble d'une certaine homogénéité. Mais, comme précédemment, le rédacteur a inséré dans son recueil des textes plus anciens que le dixième siècle.
C'est ce que M. Diehl a remarquablement mis en relief. Et il a appuyé sa thèse sur des exemples particulièrement heureux. Il a retrouvé, dans plusieurs chapitres, des protocoles de cérémonies, ayant eu lieu à une époque bien déterminée. Le 2 avril 768, l’empereur Constantin V élevait à la dignité de césar ses fils, Christophore et Nicéphore. Le même jour, il élevait à celle de nobilissime, Nicétas, son dernier fils’. Dans les chapitres 43 et 44, où est décrite l’élévation aux dignités de césar et de nobilissime, le lieu où se passent ces cérémonies, les personnages qui y assistent, tout concorde parfaitement avec les témoignages historiques?. Ces chapitres sont des procès-verbaux très détaillés de cérémonies du huitième siècle.
En l'an 900, au moment où Philothée composa son traité des festins, la plupart des dignités et des fonctions étaient conférées dans la salle la plus brillante du palais,
1. M. Bury, Cerem. Book, p. 429 s., suppose que le chapitre 41 est la description d'une cérémonie du dixième siècle, qu'on a modifiée d’après le cérémonial de 768. Mais le rédacteur n’a fait ici que transcrire des formules anciennes, en indiquant les changements apportés au cérémonial. M. Diehl, loc. eit., p. 36 s., a très bien mis en lumière la façon dont a procédé l’auteur de la compilation.