‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 120 sur 145 · Cerem. Book, p · texte numérisé non relu

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3. L'ordre des fêtes ecclésiastiques devait être le suivant: fêtes de Pâques jusqu’à l’Antipascha (ch. 9-16), Mésopentecôte (ch. 17), Ascension (ch. 18), Nouvelle-Église, 1 mai.(ch. 20), fête d'Élie, 20 juillet (ch. 19), Élévation de la Croix, 14 septembre (ch. 22), fête de saint Démétrius, 26 octobre (ch. 21), Noël (ch. 23), fête de saint Basile, 1* janvier (ch. 24), fêtes de l'Épiphanie (ch. 25-26), Présentation du Christ au Temple (ch. 27), Orthodoxie (ch. 28), Adoration de la Croix (ch. 29), Annonciation (ch. 30), fêtes des Rameaux et de la Semaine sainte (ch. 31-35). On remarquera que plusieurs de ces chapitres, Pâques (ch. 9), Noël (ch. 23), Épiphanie (ch. 26), Annonciation (ch. 30), Samedi saint (ch.35), doublent les cérémonies du chapitre 1%. Au contraire, ces chapitres ne doublent aucun des chapitres 2 à 9. Le recueil des chapitres 2 à 9, s’il était complet, apparaîtrait plutôt comme un complément au recueil des chapitres 9 à 35. L’arrangement primitif a dù être altéré, contrairement à l’opinion de M. Bury (ibid., p. 419). Il est fort possible que dans le recueil prisitif, les chapitres 2 à 9 venaient après les chapitres 9 à 35.

4. Rambaud, lEmp. grec, p. 131, n. 4, avait déjà remarqué que le singulier et le pluriel, les mots Saoesës Où üeoxdrar ne sont pas un indice certain de chronologie. Bjeljaev, Byzantina, I, p. xxxv S., xL, a supposé que les chapitres, où un seul basileus est mentionné, dateraient du règne de Basile 1%. Mais il n’écarte pas l'hypothèse ‘d’une rédaction sous Michel III. M. Bury s’est efforcé de tirer parti de ce critérium. Il remarque cependant que tous les chapitres où un seul basileus apparaît et tous ceux

B. — Cérémonies civiles.

Le second groupe du livre [* comprend une série de solennités civiles : couronnements et mariages d’empereurs et d’impératrices, élection aux hautes dignités de césar et de nobilissime, promotion à différentes fonctions ef dignités.

Au chapitre 38, on assiste au couronnement d’un empereur à Sainte-Sophie où, depuis le septième siècle, eurent lieu la plupart des couronnements!. Au chapitre 40, une impératrice reçoit les insignes de la dignité suprême dans la salle de l'Augusteus. Dans deux autres chapitres, sont décrits des mariages impériaux?. Au chapitre 39, la cérémonie nuptiale a lieu à l'église de Saint-Étienne-de-Daphné. Au chapitre 41 il s'agit aussi du mariage d’un empereur,

où plusieurs souverains sont mentionnés, ne datent pas de la même époque. Ainsi, dans le chapitre 9, cérémonie de Pâques, il est question d’un « grand » et d’un « petit » basileus (Cer., p. 64, 68, 69), qui seraient Constantin VII et son fils Romain IT, associé à la couronne. Le chapitre aurait été rédigé après l'association au trône de Romain Il, couronné en 945 (cf. Rambaud, l’Emp. grec, p. 4). La collection dans laquelle M. Bury classe ce chapitre, ne serait donc pas aussi ancienne quille prélend et certains chapitres de la série 9 à 35 ont pu, par conséquent, être rédigés sous le règne de Constantin VII (cf. Bury, Cerem. Book, p. 419, 425). Ce serait le cas, notamment, des chapitres 19 à 21 où plusieurs souverains apparaissent, comme dans le chapitre 1%. (cf. Cer., I, 1, p. 16, 17 ; 1,19 p.118; 1, 20; p.121; 1, 21, p.123). Quant aux scolies, M: Bury a remarqué fort justement qu'elles ne peuvent être toutes attribuées à Constantin VII. Les mots {oréov te Ou yon eidéva sont souvent des formules de transition. M. Bury note cependant que la première de ces formules se rencontre souvent dans le De Administrando Imperio et voudrait y reconnaître la main du Porphyrogénète (cf. Cerem. Book, p. 428 ; Byz. Zeitschr., 1906, p. 538). Mais ces formules, si courantes dans les gloses des manuscrits grecs, ne peuvent être non plus un indice certain de chronologie.

1. Cf. Sickel dans Byz. Zeitschr., 1898, p. 521. Sur la cérémonie cf. Goar, Euchol., p. 944 s. ; Habert, Liber pontif. ecclesiae Græcæ, Paris, 1643, p. 604; Dmitrievskij, Opisanie, t. IT, p. 59. Codin., de Of]., XVII, p. 888. ; Cantacuzène, Hist., I, 41, p. 196 s.; K. Popov, dans Bogoslouskij Vjestnik, Moscou, avril 1896, p. 62 s.; N. Pokrovskij dans Tserkonij Vjestnik, Pétersbourg, 1896, p. 540 s,, 571 8., 601 s.

2. Sur la cérémonie du mariage (orepdywux) Cf. Goar, Euch., p. 385 8. ; Dmitrievskij, Opisanie, t. IT, p. #41 s., 493 s., 633 s., 760 s.

mais la fiancée n'est pas une Augusta, comme dans le cas précédent. Elle est couronnée le jour même du mariage. La cérémonie commence par le couronnement à l’Augusteus, en présence de deux empereurs. Les fiançailles etle mariage sont célébrés ensuite à l’église de Saint-Étiennef.

Le 17 décembre 768, Irène, fiancée de l'empereur associé Léon, fut couronnée à l’Augusteus par Constantin V, puis mariée à l'église de Saint-Étienne-de-Daphné?. On serait tenté de voir dans le chapitre 41 la description de la cérémonie de 768. Cependant, dans le texte du livre des Cérémonies, les fiançailles, qui précèdent immédiatement le mariage, ont lieu à l'église de Saint-Étienne’. Les fiançailles de Léon et d’Irène, au contraire, eurent lieu, d'après Théophane, le3 novembre 768, plus d’un mois avant le mariage, éans l’église du Phare.

On a relevé dans ce chapitre, comme une marque certaine d’antiquité relative, la présence d'un fonctionnaire, le comes admissionum*, qui apparaît dans les textes du sixième siècle6. La cérémonie, d'autre part, a reçu, sous forme de scolies, des additions postérieures, où l’on trouve signalé l'Éros, un édifice construit par Théophile’. Ce monument

apparaît aussi au chapitre 39$. Une autre scolie fait aussi remarquer que, d'après un usage récent, le mariage de l’empereur n'avait plus lieu, comme autrefois, à l'église de Saint- Étienne-de-Daphné, mais à l'église de la Vierge-du-Phare*.

1. La cérémonie des fiançailles (uvñotoa, aopafuv) était distincte du mariage proprement dit {st:pdvwua). Dans la première, les anneaux étaient remis par le prêtre aux fiancés. Dans la seconde, ceux-ci recevaient du prêtre les couronnes nuptiales ; cf. Goar, Euch., p.380 s.; Dmitrievskij, Opisanie, t. II, p. 739 s., 1016.

2. Théophane, t. I, p. 444 ; cf. Ch. Diehl, dans Revue des Études grecques, t. XVI, 1903, p. 39.

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