Cer., IL, 9, p
DCR: AL TEEN ITU
3. Cer:, I, 27, p. 155-156 ; v. plus haut, p. 191. 4. Cer., IL, 10, p. 545-548.
5, Cer., I, 29, p. 161; v. plus haut, p. 192.
de l’oratoire de Saint-Basile, puis déposée dans l’église de Saint-Étienne-de-Daphné, d'où le lendemain, lundi, elle était transférée à Sainte-Sophie. La troisième restait au palais. Le vendredi suivant, les deux croix, déposées à Sainte-Sophie et dans la Nouvelle-Eglise, étaient rapportées au palais, et, le dimanche, elles étaient placées au skevophylakion!. Le chapitre 11, qui décrit ce nouvel ordre de cérémonie, n’est pas antérieur à la construction de la Nouvelle-Église par Basile Ier.
Le chapitre 21 donne lieu à une remarque analogue. Après la naissance du prince impérial, le patriarche, mandé au palais, allait faire une prière au Chrysotriclinos et rentrait au patriarcat. Les sénateurs entraient ensuite dans la salle du trône, apportant à l’empereur leurs félicitations et leurs vœux pour le nouveau-né?. Autrefois, le troisième jour après la naissance, avaient lieu des réceptions dans les deux phiales des factions. Mais comme, d’après une remarque du rédacteur, ces phiales n'existaient plus depuis longtemps, la réception était donnée dans la phiale du Triconque?. Le huitième jour après la naissance, on venait féliciter l’impératrice dans sa chambre, magnifiquement décorée pour la circonstance. Les femmes des dignitaires étaient introduites par le Kénourgion, les dignitaires entraient, à leur tour, par le Lausiacos, l'Horologion et le Chrysotriclinos, apportant, eux aussi, leurs hommages à l’Augusta et leurs souhaits à l'enfant né dans la pourpre . Au moment où ce chapitre a été composé, le Kénourgion avait été construit
1. Cer., IT, 11, p. 549-550. Le manuscrit 68 du monastère de Saint-Panteleimon au mont Athos indique l’adoration des bois vénérables à Sainte-Sophie, le troisième dimanche du jeùne. Cf. Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p. 120, n. 1. L'usage signalé par le livre des Cérémonies est différent. L’adoration à Sainte-Sophie ne commençait que le lundi.
2. Cer., IT, 21, p. 616. Après la ligne 16 a été insérée une scolie indiquant une coutume ancienne. D'après cette note additionnelle, le patriarche n'allait pas au palais. L'empereur recevait les sénateurs au triclinos de Justinien; venait ensuite une procession à Sainte-Sophie, suivant le type des grandes fêtes.
SGEN LED OL TE +. Cer., Il, 21, p. 618-619.
par Basile I*. Les deux phiales des factions, détruites par le même empereur, n’existaient plus depuis longtemps. Le rédacteur écrivait donc après le règne de Basile le Macédonien.
Le prince impérial était ensuite baptisé à Sainte-Sophie (chapitre 22); puis, suivant le rite en usage dans l’église grecque, il recevait la tonsure (chapitre 23) !. Le patriarche se rendait au palais et l’empereur venait à sa rencontre au Chrysotriclinos. La cérémonie avait lieu dans une des églises palatines *. Une note additionnelle, insérée à la fin du chapitre, raconte comment fut tonsuré, à l’oratoire de Saint-Théodore au Chrysotriclinos, le fils de Basile [*, le futur Léon VI?.
Avec le chapitre sur l'élection du patriarche, qui avait lieu à la Magnaure et à Sainte-Sophie (chapitre 14)', ce groupe de cérémonies religieuses du livre IT complète, fort heureusement, la série des fêtes ecclésiastiques du livre [°"?.
B. — Cérémonies civiles.
Comme le livre [°, le livre II contient un groupe de cérémonies civiles. Il comprend d'abord les deux premiers
1. Cf. Goar, Eucholog., p.375; Dmitrievskij, Opisanie, t. IT, p. 4, 95, 178, 210, 400, 459, 860, 911; Syméon de Salonique, de Sacramentis, 67, dans Migne, P. G., t. CLV, col. 232.
PNGer LE 23, D 1621:
St Ger: 1123, p.022:
4. Cer., IT, 14, p. 564-5666; sur cette cérémonie, cf. Codin., de O/}., XX, p- 101 s.; Dmietrievskij, Opisanie, &. II, p. 629 s., 695 s,.
5. Le chapitre 11, fête de l’Adoration de la Croix, fait seul double emploi avec le chapitre 29 du livre I*. Le chapitre 13 contient la description du cérémonial observé par les souverains les dimanches et les jours ordinaires, quand ils se rendaient à cheval du palais dans les églises de la ville (Cer., Il, 13, p. 557-563). Il s’agit ici de fêtes secondaires, dont aucune m'était célébrée au palais. Le chapitre 12 a trait au bain sacré des souverains aux Blachernes. Après avoir accompli leurs dévotions dans l'église des Blachernes, les princes allaient se plonger dans l’eau sacrée, qui purifie (Cer., II, 12, p. 551-556; cf. Dmitrievskij, Opisanie, tp: 1022%s:):
chapitres, où est décrit le cérémonial observé pour les réceptions journalières et du dimanche. Le palais n’était pas accessible à tout venant. Ilétait gardé par plusieurs détachements de soldats et ne s’ouvrait qu’à certaines heures du jour et suivant des règles minutieusement observées. On ouvrait d'abord le Chrysotriclinos, puis le Lausiacos, le Justinianos, les Skyla etla porte conduisant àl’Hippodrome. Par là entraient ceux qui devaient prendre part à la réception !. Le basileus, étant sorti de ses appartements, allait s'asseoir au Chrysotriclinos et faisait appeler les personnages avec lesquels il désirait s’entretenir des affaires publiques ou les étrangers à qui il donnait audience *.
Le Chrysotriclinos joue aussi un rôle important dans le cérémonial des promotions suivantes. La cérémonie de l'investiture est présidée par le basileus assis sur son trône. Le nouveau promu quittait ensuite la salle et pénétrait au Lausiacos*. Dans un autre chapitre, le Triconque apparaît à côté du Chrysotriclinos, où l'empereur procède à l'investiture ‘. Ailleurs, l’empereur Michel IT, le jour anniversaire de sa naissance, promeut plusieurs dignitaires dans la salle du trône, après une réception dans la phiale du Triconque”. Ainsi, dans ce groupe de textes, quelquesuns ne sont certainement pas antérieurs au neuvième siècle.