C. — Cérémonies profanes
Parmi les cérémonies profanes, une des plus importantes et des plus anciennes, était la fête des Broumalia !. Elle était célébrée au palais, au mois de novembre, par des danses dans la phiale du Triconque et par des festins, présidés par l’empereur dans la salle à manger du Chrysotriclinos et au Justinianos*. Le chapitre 18, où sont décrites les réjouissances données à cette occasion et dont le début est perdu, n’a été rédigé, sous sa forme primitive, qu'après la construction par Théophile de la phiale du Triconque. Il ne présente pas actuellement une homogénéité complète. Des notes additionnelles indiquent les changement subis par le cérémonial sous Michel II1* et sous Léon VI le Sage‘.
Romain I Lécapène, par une dévotion ombrageuse, supprima la fête. Mais elle fut rétablie, après la chute de ce dernier, en 944, par Constantin Porphyrogénète®. L’impérial écrivain, toujours soucieux de remettre en honneur les anciens usages, ne pouvait manquer d'insérer dans son recueil tous les renseignements qu'il avait recueillis sur ces vieilles coutumes. [l y insérait d'anciens textes sur les danses des factions, qui eurent lieu le jour anniversaire de la naissance de l’empereur Michel ITI5, et sur une réception qui fut donnée dans les phiales, sous le même empereur, après la procession de l’Épiphanie?.
Cette revue de textes n’aura pas été inutile pour l’étude même du grand palais. Elle permet, en effet, de constater qu’au dixième siècle la plupart des constructions anciennes
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