Preser, Script. Orig. Const.,t. Il, p
4. Lydus, de Mag. pop. rom., I, 28, p.30; Procope, de Bello Goth., IT, 88, t. II, p. 468; Cod. Justin., XII, 33, 5, p. 468; Chron. Pasch., p. 501, 502; Corippus, de Laud. Just. Min., III, v. 161, p. 191; Cer., I, 86, p. 391, 892; [, 87, p. 394; I, 89, p. 405, 406, 407; I, 93, p. 426, 428.
5. Chron. Pasch., p. 621. D'après ce texte, l'incendie consuma le portique des scholaires, des prolictores et des candidats. Le corps des prolictores existait au sixième siècle (cf. Cer., I, 86, p. 390, 391 ; I. 88, p. 397; App. ad lib., [, p. 497). Mais les excubiteurs existaient aussi a cette époque. Leur quartier ne fut peut-être pas atteint par l'incendie. Le quartier des protictores n'apparaît pas dans le livre des Cérémonies. On peut supposer qu'il ne fut pas reconstruit ou que Justinien remplaça au palais les protictores par les excubiteurs.
du palais par la Chalcé!. Aux grandes fêtes, lorsque les empereurs regagnaient leur demeure, après avoir passé par la grande porte de la Chalcé, qui conduisait aux Scholes, ils s’arrêtaient au propylée des Saints-Apôtres, c’est-à-dire aux Scholes, où avait lieu une réception comme à l’aller. Puis, ils gagnaient le Tribunal (Tefouvaluv) où se passait la dernière réception. Ce Tribunal était situé devant les Lychni (Auot) que les souverains traversaient aussi. D’iei, les empereurs se rendaient au triclinos des Excubites et au triclinos des Candidats ?.
Ainsi, après avoir traversé le quartier des Scholes on rencontrait, quand on se dirigeait vers le palais, le Tribunal, les Lychni, le triclinos des Excubites et celui des Candidats. Comment étaient disposés ces monuments et quelle était leur structure ?
Le Tribunal faisait partie, d'après la tradition, des constructions élevées par Constantin *. Au moment des réceplions, beaucoup de personnes y prenaient place. Dans l'assistance se trouvaient des étrangers, de passage à Constantinople #. C'est probablement là que se tenait Luitprand, lorsqu'il assista à l’une de ces processions du palais à Sainte-Sophie. On l'avait placé, dit-il, dans un endroit élevé, à côté des chantres (psaltæ), Et l'ambassadeur s’in-
ACER ED 60 NO ND 00 RCE PALO ND NTS E 22 pe MS I, 26, p. 144, 146; I, 27, p. 165; I, 28, p. 169; I, 30, p. 163 ; I, 35, p. 181: I, 48, p. 250; I, 50, p. 260, [, 52, p. 264; II, 10, p. 547.
2. Cer., I, 1, p. 19-20. A l'aller, lorsque les souverains, aux grandes fêtes, se rendaient à Sainte-Sophie, ils suivaient l'itinéraire inverse, mais le trajet était différent. Les princes, venant du triclinos des Candidats, allaient directement à la coupole à huit colonnes, aux Scholes. De là, ils revenaient en arrière pour passer au triclinos des Excubites, puis aux Lychni et au Tribunal où avait lieu la première réception. Puis, ils retournaient aux Scholes, passaient par le triclinos et se rendaient au propylée des Saints-Apôtres où avait lieu la deuxième réception (Cer., I, 1, p. 11-13). Bien que le trajet soit différent, le texte indique aussi la proximité des Excubites, des Lychni et du Tribunal. A la fête de Noël, les réceptions avaient lieu, à l'aller, au Tribunal, puis devant les Saints- Apôtres, enfin à la Chalcé. Au retour, les mêmes réceptions sont mentionnées, mais dans l’ordre inverse (Cer., [, 2, p. 35-37, 39-40).
3. Preger, Scripl. Orig. Const., t. II, p. 144. AA Cer AA ED PSI ENCANERLO Sp 070:
digna fort d'entendre ces adulateurs chanter les louanges de Nicéphore Phocas et s’écrier : « Longue vie à l’empereur Nicéphore! Nations, adorez-le, courbez la tête devant luil». Le Tribunal (pl. 10) devait être une terrasse assez vaste, qui s’étendait devant un monument, les Lychni. Cet édifice était ainsi appelé des lampes de verre alimentées avec de l’huile, que les empereurs allaient allumer quand ils entraient dans le monument, pour adorer une croix en argent?. Un chandelier à sept branches éclairait aussi l’édifice*. Leurs dévotions lerminées, les empereurs allaient se placer à la porte d'entrée et écoutaient les acclamations de la faction qui se tenait au Tribunal‘. La structure des Lychni n'apparaît pas nettement. C'était peut-être une rotonde surmontée d'une coupole, analogue à celle qui s'élevait au quartier des Scholes (pl. 11).
Comme au quartier des Scholes, on trouve aux Excubites une salle d'apparat, le triclinos des Excubitesé (pl. 12).
Quand les souverains y passaient aux grandes fêtes, les fonctionnaires qui s'y trouvaient réunis entonnaient les chants et les acclamations en leur honneur’. Les candidats avaient aussi leur salle d'apparat$ où les empereurs, aux erandes fêtes, allaient baiser une croix, qui, pour la circonstance, était apportée par le clergé d’un des sanctuaires
1. Luitprand, Legat, ? 9, 10, Monum. German. Histor., Script., t. IT, D. 349.
j 2Cer., I; 1, p.12, -Schol.; 19; cfGoaur, Euchol.;p.560, 699, 833:
5 Cer. l Lp Speo Ur
4. Cer., I, 1. p. 12; I, 2, p. 35. Les souverains se tenaient aux Lychni, à la camara. C'était sans doute l'arc de la porte d'entrée du monument.
5. À la réception des Sarrasins, les envoyés entrèrent par la Chalcé, passèrent par le triclinos des Scholes et le Tribunal. Ici, ils tournèrent à droite et rencontrèrent le oovevtxv, où ils attendirent le moment d’être reçus par l’empereur (Cer., II, 15, p. 583). Ce sont peut-être les Lychni qui sont désignés ici. Cette coupole se trouvait, d'après le texte, près du Tribunal. Un autre texte signale aussi un phournicon qui conduisait au triclinos des Candidats (Cer., Il, 15, p. 571). Les Lychni avoisinaient aussi le triclinos des Candidats.