Cer., I, 23, p
7. Cer., ibid. À la fête de la Nativité du Christ, le basileus s’arrétait au milieu de la porte et procédait à la promotion des scribones, puis il descendait le grand pulpitum et entrait aux Scholes. Le mot roÿArtrov a deux sens. Il désigne une estrade, sur laquelle on plaçait le trône impérial (Cer., IT,15, p. 595; App. ad lib. I, p. 130-131) et le seuil, généralement en marbre, de certaines portes (Cer., I, 23, p. 130; I, 46, p. 232; I, 67, p. 302). Ainsi, les portes d'argent du Chrysotriclinos avaient un pulpitum (Cer., 1,47, p. 243) ; ce mot est synonyme de oùics (Cer., I, 14, p. 93). On ne doit pas toujours traduire pulpilum par estrade, comme l'a fait Labarte, Palais, p. 108, 126, 146.
8. Cer., I, 17, p. 99. La grande porte des Excubites est aussi appelée ici la porte où les scribones sont promus.
la procession impériale revenait à cheval, les cavaliers qui formaient la suite de l’empereur, quittaient leur monture à la Chalcé. Et le basileus chevauchait seul jusqu’à la porte des Excubites où il descendait de cheval pour gagner à pied les Excubites!.
Quand l’empereur faisait ce trajet à cheval, après avoir traversé la Chalcé, il passait aussi par les courtines jusqu'à la grande porte des Excubites où il descendait de cheval pour pénétrer à pied dans les Excubites?. Inversement, lorsqu'on sortait du palais, après avoir passé par le quartier des Candidats, on rencontrait les portes de bronze des courtines, par où l’on passait pour entrer aux Scholes et sortir par la Chalcé”.
À ces portes élait suspendue une portière (B#Xov ‘. Les courtines (xooti), qui sont indiquées comme un lieu de passage, étaient soit des portières, soit des rideaux (vela) tendus entre
1. Cer., I, 10, p.8+; cf. I, 17, p. 107. La porte des Excubites est encore ici appelée la porte où a lieu la promotion des scribones. À la fête de la Nativité de la Vierge, les souverains, revenant à cheval au palais, passent par la Chalcé et descendent de cheval devant la grande porte du triclinos des Candidats (Cer., 1 1, p.32). Il s’agit sans doute de la même porte qui, par suite de sa proximité du quartier des Excubites et du quartier des Candidats, était appelée tantôt porte des Excubites, tantôt porte des Candidats. Elle était désignée aussi sous le nom de grande porte conduisant aux Scholes. (Cer., I, 1, p. 27).
PA Cer., A0 Mp8L ect 1 LT p'Al0TE 30 Ep-U0SMLentrajettinverse est aussi décrit; de la grande porte des Excubites, où l’empereur monte à cheval, il va à la Chalcé en passant par les courtines (Cer., I, 17, p. 99).
3. Ainsi les patrices, après leur promotion au palais, allaient aux portes de bronze des courtines. Des dignitaires et des fonctionnaires se tenaient au macrôn des Candidats, faisant la haie sur le passage des nouveaux promus qui se rendaient à la porte de bronze des courtines ; après avoir franchi cette porte, ils entraient aux Scholes et sortaient par la Chalcé (Cer., I, 47, p. 239-240 ; I, 48, p. 252, 254). De mème l'hyparchos, après avoir été promu, passait par le macrôn des Candidats et allait aux portes de bronze des courtines, d'où il entrait aux Scholes pour sortir par la Chalcé (Cer., I, 53, p. 265, 268). Le démarque, après sa promotion, suivait le même trajet, mais la porte de bronze n'est pas mentionnée. Il est dit qu’il passait par les courtines et sortait par la Chalcé (Cer., [, 55, p.270 ; Reiske, Comm., p. 290).
4, Lorsque les nouveaux promus passaient par ces portes, ils s’arrètaient et un fonctionnaire, le noumerarios, soulevait la portière pour leur livrer passage (Cer., I, 47, p. 239 ; I, 48, p. 252 ; I, 53, p. 265).
des colonnes!. Ces courtines, que l'empereur traversait, après avoir franchi la Chalcé et avant d'arriver à la porte des Excubites, peuvent être identifiées avec les portiques dont l'existence a été signalée aux Scholes. Entre les arcades pendaient des rideaux, comme ceux que l’on voit sur la célèbre mosaïque de Saint-Apollinaire-Neuf à Ravenne*. Cette allée aurait traversé le quartier des Scholes et, de la Chalcé, aurait abouti à la grande porte des Excubites (pl. 9). Celle-ci jaurait pris aussi le nom de porte des courtines, soit à cause de la portière qui y était suspendue, soit plutôt parce qu'elle était située à l’une des extrémités de la double colonnade, décorée de rideaux. La Chalcé, les Scholes et les Excubites, formant le trajet habituel suivi pour entrer de la place de lAugustéon au palais, devaient être réunis. par une allée centrale, la grande voie que les empereurs. suivaient pour se rendre en procession à Sainte-Sophie*.
Ainsi, le quartier des Scholes, que l’on rencontrait après. avoir traversé la Chalcé, devait occuper un espace assez vaste, où s'élevaient les bâtiments affectés au premier détachement de la garde, les scholaires. D'autres monuments, une rotonde, la coupole à huit colonnes, et un sanctuaire, l’église des Saints-Apôtres, se dressaient ici. Une allée centrale, bordée de portiques, conduisait à une grande porte, d'où, par un escalier, on montait à une terrasse, le Tribunal.
Ici s’élevaient d’autres édifices, les Lychni, les salles d’apparat des autres corps de troupes, les excubiteurs et les candidats. Mais, avant d'arriver au seuil de la demeure
1. Les mots velum et cortina sont synonymes et sont employés indifféremment dans le livre des Cérémonies, cf. Cer., I, 1, p.18; cf. I, 9, p. 68 ; I, 10, p. 72; I, 41, p. 210, 214 ; I, 46, p. 232.