Cf. Beylié, Habitat. byzant., p
3. Cf. Cer., IT, 10, p. 608. Dans ce texte, les Excubites, les Scholes et læ Chalcé sont appelés des passages (dtafatixà). Par ce mot, le livre des. Cérémonies désigne souvent des galeries qui mettaient en communication. les monuments du palais (cf. Du Cange, Gloss. gr., s. v.). On entendait
aussi par là un trajet suivi à travers les édifices palatins. 4. C'est sans doute jusqu’à la porte des Excubites que pénétra Cons-
auguste, on rencontrail d’autres monuments, qui, par la richesse de leur décoration, feront pressentir davantage le luxe et la splendeur de l'habitation du prince.
tantin Ducas, lorsqu'il tenta, en 913, de s'emparer du palais et de se faire proclamer empereur. Acclamé à l'Hippodrome, il se porta versla Chalcé, entra par la porte de fer et pénétra jusqu'aux Excubites (Theoph. Cont., VI,3 p.383 ; Cedrenus, t. Il, p, 280). La porte de fer de la Chalcé mentionnée icine doit pas être la petite porte de fer, qui de la première coupole, donnait accès au portique de l'Augustéon. Labarte, Palais, p. 111 et M. Reber, Xarol. Palast., p. 737 ont identifié à tort ces deux portes. La porte de fer par où passe Ducas est probablement la grande porte qui s'ouvrait sur la place de l'Augustéon. Elle aurait été en fer comme la petite porte. Labarte, Palais, p. 62, 115 s., représente les Scholes (pl. IT, n° 23) sous la forme d'un rectangle, qu'il place sur le côté oriental de la Chalcé. Il dispose les Lychni et le Tribunal (n° 25), le triclinos des Excubiles (n° 27) et celui des Candidats (n° 28) sur une même ligne, sans ordonnance logique. Le plan de Paspatis, ’Avdztopa, p. 233 s., est encore plus confus. M.Reber. Marol. Palast., p.739 s., n’a pas adopté, avec raison, les dispositions de Labarte et de Paspatis, qui font des courtines une cour bordant les murailles du palais et située en dehors du quartier des Scholes. Bjeljaev, Byzantina, I, p. 128 s., avait déjà démontré que cette restitution repose sur une fausse interprétation du mot corlina, qui n'est pas pris ici dans le sens de front de murailles entre deux bastions, mais dans celui de velum. M. Reber a aussi remarqué fort justement qu'après avoir franchi la porte d'entrée du palais, on n’arrivait pas directement aux appartements impériaux, mais qu'on devait traverser une cour et des colonnades. Il a reconnu l'existence de la porte des Excubites ou des courtines qui, de l'intérieur du palais, donnait accès à la <our des Scholes.
L'église du Seigneur, dont la construction est attribuée par la tradition à Constantin !, possédait un clergé spécial et un gardien du trésor, un skevophylax, qui avait sous sa garde la croix du Seigneur et les objets précieux qui y étaient déposés ?.
A certaines fêtes, lorsque les souverains sortaient du palais, ils passaient par cette église pour ceindre leur couronne, et se rendaient à la grande porte des Excubites, où ils montaient à cheval. Souvent aussi, ils rentraient au palais par l’église du Seigneur, après avoir passé par la Chalcé, les Scholes, la grande porte des Excubites et le quartier occupé par les excubiteurs *. Dans ces cas, ils pénétraient dans le narthex de l’église par une porte de bronze. Les portes étaient aussitôt fermées et les empe-
1. Preger, Script. Orig. Const., t. II, p. 144-145 ; Banduri, mp. Orient. t. I, pars IIT, p. 3. Cette église du Seigneur est parfois désignée dans le livre des Cérémonies par l'abréviation 6 Küptos.