‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 41 sur 145 · LE GRAND PALAIS DE CONSTANTINOPILE · texte numérisé non relu

LE GRAND PALAIS DE CONSTANTINOPILE

le grand Consistoire, se prosternait sur les marches du trône et baisait les pieds du souverain. Il se relevait ensuite, recevait de l’empereur les insignes de sa dignité, qu'il allait revêtir au Consistoire d'hiver; puis, il revenait dans la grande salle où il allait adorer de nouveau le basileus".

Aux fêtes religieuses, les empereurs, en sortant du palais, se rendaient souvent au Consistoire pour être adorés par les personnages réunis dans la salle. Ils allaient se placer en haut des marches (yex54ux) de porphyre, par lesquelles on accédait au trône. Ce trône, on l’a vu, était placé sous un baldaquin en forme de dôme (xBoprov, xawehaÿxtov) ; devant, était enclavée une plaque de porphyre (ropgugoës M6os) sur laquelle les empereurs se lenaient°?. Derrière le trône s'ouvraient trois portes. Lorsque le cortège impérial entrait . au Consistoire, les uns passaient par la porte de droite, les autres par la porte de gauche et descendaient par des marches (ysaêtlux) dans la salle. L'empereur seul, avec une partie de sa suite, passait par la porte du milieu et descendait sur l'estrade (roro) où élait dressé le trône impérial *. Ainsi, les deux escaliers latéraux aboutissaient au sol même de la salle ; tandis que celui du milieu conduisait au trône.

À ces portes, situées du côté du trône placé au fond de la salle, correspondaient les trois portes par lesquelles on entrait du côté opposé. C’est par l’une de ces portes qu'était

1. Cer., I, 46, p. 232-233, 235 ; I, 26, p. 144. Le lieu où le nouveau promu va revêtir ses insignes est appelé par ce dernier texte 70 £ydov Kovsisruouny. C'est probablement le Consistoire d'hiver qui est désigné ici, comme dans les deux autres textes. D'après Philothée, la dignité de magistros était conférée êzt 0 ypvsoctogtou (Cer., IL, 52, p. 710-711). On ne voit pas quel monument du palais Philothée a pu désigner par ce mot. Il s'agit probablement du Consistoire. Le copiste ou l'éditeur aura peutêtre lu Chrysostorion pour Consistorion.

ACCRA ER EN ONCE MENACE PE NTOE DNTÉ TS (ar CM EX p. 130; I, 30, p. 163; I, 35, p. 181; cf. I, 38, p. 192; I, 49, p. 232-233. Un marchepied (broroôtoy) était placé devant le trône (sévoy) (Cer., I, 46, p. 234-235). Le Consistoire est appelé parfois triclinos où se trouve le camelaukion (Cer., IE, 15, p. 573, 578, 584, 598; cf. Labarte, Palais, p. 127; Bjeljaev,

Byzantina, IT, p. 296, n. 2).

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