‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 40 sur 145 · Gen, lp ATEN 23 D 130 MAO MD 6LIE · texte numérisé non relu

Gen, lp ATEN 23 D 130 MAO MD 6LIE

3. Cer., I, 17, p. 99 ; [, 37, p. 188. D’après un autre texte (Cer., II, 15, p. 593-594), les empereurs mettaient leur couronne en dehors de l'église.

4. Ger., 1; 1° p.85; 1, 10; p.84): 7, 17,4 pe 10% cfil, 80 p.108, 169 16, p. 98. D'après la cérémonie de la Nativité de la Vierge, les souverains descendent de cheval devant la grande porte du triclinos des Candidats, pour se rendre ensuite à l’église du Seigneur (Cer., I, 1, p. 32). Il s’agit ici très probablement, comme on l’a vu, de la grande porte des Excubites.

reurs, leur coiffure enlevée, pénétraient dans l'église et allaient prier, cierge en main, devant les saintes portes qui séparaient le sanctuaire du reste de l’église. Puis ils rentraient au palais !. Cette église très vénérée occupait une place importante dans les cérémonies palatines. En l'an 900, les hautes dignités de césar, de nobilissime et de curopalate y étaientconférées?. L'église (pl. 17) était voisine du quartier des Excubites? et du quartier des Candidats 4 et d’un des édifices, les plus importants du palais, le Consistoire.

Déjà au quatrième siècle, on entendait par Consistorium une haute assemblée composée des comtes du Consistoire (comiles consistoriani) qui étaient les membres du Conseil de l’empereur”. La salle du palais où se réunissait ce conseil de la couronne, le Consistoire (Kovsisrwouv), est signalée au cinquième siècle et il est très probable qu’elle fut

IRC AMIE D 20 D SEAT p-U07 0650 p4168-1602Par saintes portes (&ytat Ge) on entendait la porte centrale de la elôture (xryxhdes, xayxekkov) Séparant le sanctuaire du reste de l’église (cf, Theoph. Cont., V, 84, p. 326; V, 87,p. 330 ; S. Germani Rerum eccles. Contempl. dans Migne, P. G., t. XCVIII, col. 389, 392; Sophronius, Comm. lit., dans Migne, P. G., t. LXXXVII, 3, col. 3984, 3985. Après leur promotion, les patrices et le démarque allaient allumer des cierges à l'église du Seigneur, avant de passer par la porte des courtines pour sortir par les Scholes et la Chalcé (Cer., I, 47, p. 239 ; I, 48, p. 251 ; I, 55, p. 270).

DCer I e52;-p Her?

‘3. En rentrant au palais, les souverains, après avoir passé par la grande porte des Excubites, traversaient les Excubites avant d'arriver à l'église dusseleneuniiéer. TL0 D 84: CL p.806)

4. A la réception des Sarrasins, les rameurs des dromons impériaux se tenaient au triclinos des Candidats, du côté de l'église du Seigneur (Cer., Il, 15, p. 578). Après leur promotion, les patrices allaient allumer des cierges à l’église du Seigneur et passaient par la porte des courtines pour traverser les Scholes. Des dignitaires et des fonctionnaires se tenaient au macrôn des Candidats, sur le passage des patrices qui, de l'église du Seigneur, se rendaient à la porte des courtines (Cer., [, 47, p. 239 ; I, 48, p. 251-252).

5. Cod. Theod:, XI, 39, 5, t. I, p. 658; VI, 30, 1,t.I, p. 294; VI, 30, 4, t.I, D OCDE LU eD 2640VIL 8 5 taLaps 528 : IX: 1480.41, p.408: XD ta lp. 535:

6. Sous l’empereur Léon, une ambassade romaine est reçue au Consistoire (Cer., I, 87, p, 395). Après la mort de Zénon, Anastase le silentiaire, qui allait être proclamé empereur, est amené au palais et gardé au Consistoire, où eut lieu le lendemain une réception (Cer., I, 92, p. 422).

construite par Constantin lui-même. Au sixième siècle, le conseil de l'empereur siégeait dans cette salle !, mais elle servait aussi à d’autres usages. L'empereur y donnait l'investiture et y recevait, en grande pompe, les ambassades?.

Deux salles sont mentionnées, le grand Consistoire où Consistoire d'été (pl. 15) et le petit Consistoire ou Consistoire d'hiver? (pl. 8). C'est au grand Consistoire qu’au sixième siècle l'empereur vint s'asseoir pour recevoir une ambassade perse. Aux trois portes de la salle étaient suspendues des lentures (vela) de soie. Lorsque les candidats armés avaient été introduits du petit Consistoire, la portière (velum) du grand Consistoire, derrière laquelle se tenait l’ambassadeur, était levée ; l’envoyé se jetait sur le sol, à l'endroit où était enclavée une plaque de porphyre, et adorait le basileus. Il se prosternait une seconde fois au milieu de la salle et allait baiser les pieds de l'empereur, lui remettait ses lettres et la conversalion s’engageait. L'ambassadeur priait le basileus d'accepter les présents qui lui étaient envoyés par son souverain et sortait dans l'Anticonsistoire où se tenaient les hommes porteurs des

1: Cod. Justin, 1, 222, p.16; 41, 14"12,.p. 685 4I1:55,4, p. 117: ct Diehl, Justinien, p. 98.

2. D’après le traité de Pierre magister, certaines promotions avaient Jieu au Consistoire (Cer., I, 84, p. 386-387). Une ambassade d'Italie y fut ainsi reçue (Cer., I, 88, 396-398). On rencontre assez souvent dans le livre des Cérémonies l'expression totavrat xovstotuptoy, indiquant une réunion de fonctionnaires et de dignitaires se tenant, dans l'ordre prescrit par le cérémonial, soit sur le passage de l’empereur et de l'impératrice, soit dans les salles ou dans les églises du palais (Cer., I, 41, p. 209, 210, 211, 215 ; 1,43, p. 218 ; I; 44, p. 226, 228 : I, 45, p, 280 ; I, 46, p.232 ; 1, 47, PL 248 EI 60 D 207 RIT ND 20 TEL D 0028 AS 2 ND 2102 ESRI: p. 98). La même expression est employée aussi pour les femmes de dignitaires et de fonctionnaires (Cer., I, 40, p, 204 ; I, 50, p. 260). Il ne s’agit pas d'une réunion des membres du Consistoire, comme certains textes pourraient le faire penser (Cer., 1, 38, p. 192 ; I, 46, p. 232 ; I, 45, p.230 ; I, 16, p. 97-98 ; cf. Bjeljaev, Byzantina, I, p. 117; IL, p. 31. n. 1). Cette expression indique simplement que les personnages se tiennent à leur rang (évr rxka), à l'endroit qui leur est assigné par le protocole (ei tobs roro; abz@v). Cf. Cer., I, 49, p. 255 ; I, 43 p. 221.

3. L'une des salles est appelée grand Consistoire d'été (Cer., I, 89, p. 405), l’autre petit Consistoire (Cer., I, 89, p. 406, 407 ; I, 88, p. 398) ou Consistoire d'hiver (Cer., I, 46, p. 233,235 ; I, 53, p. 265).

dons. Il rentrait ensuite dans la salle avec sa suite qui se prosternait par trois fois. Les présents remis et l’audience terminée, l'ambassadeur prenait congé et adorait encore l'empereur en se retirant. Les candidats étaient ramenés au pelit Consistoire et le basileus se levait de son trône.

La porte d'entrée par où les personnages étaient admis dans la salle, lorsque la portière était levée, se trouvait en face du trône (sella) de l'empereur. C'était une des trois portes par lesquelles on pénétrait du vestibule, de l'Anticonsistoire, dans le grand Consistoire, où était dressé le trône impérial ?.

Ce trône était placé sous un dôme tout étincelant d’or et soutenu par quatre colonnes. L'or et les gemmes rehaussaient la pourpre qui recouvrait le trône. Au-dessus, à gauche et à droite, une Victoire, les ailes déployées, tenait une couronne de laurier. C'est assis sur ce trône que Justin Il reçut une ambassade d'Avares. Des rideaux pendaient aux portes, et les soldats gardaient l'entrée. Lorsque les envoyés étrangers furent introduits, ils admirèrent au passage les veslibules immenses et les gardes avec leur bouclier d’or, leur lance, leur hache terrible et leur casque doré, surmonté d’une aigrette rouge. Alors les rideaux, qui fermaient les portes, furent écartés et l’empereur, la tête ceinte du diadème, leur apparut. Aussitôt ils se prosternèrent à terre, le front touchant les lapis qui recouvraient la salle, jusqu’à ce que l'empereur les eût invités à se relever*.

La haute dignité de magistros était conférée au Consistoire, qui, pour cette raison, est appelé parfois triclinos où les magistri sont promus #. Le candidat était introduit dans

Page 1