‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 51 sur 145 · Cer., 1, 40, p.204; 205; I, 41; p · texte numérisé non relu

Cer., 1, 40, p.204; 205; I, 41; p

chemin à l'Augusteus !. Ainsi, de l'Onopodion on se rendait directement au Tribunal des Dix-neuf lits, qui s'étendait devant le palais des Dix-neuf lits. Ce Tribunal avoisinait, d'autre part, le quartier des Candidats. Une porte du trielinos des Candidats y donnait accès ?.

Le palais des Dix-neuf lits avoisinait aussi l'Onopodion. À la fête de Päques, quand la cérémonie du baiser de paix avait pris fin, les souverains sortaient du triclinos des Dix-neuf lits par le portique et traversaient l'Onopodion, d’où ils descendaient au Consistoire pour se rendre, en suivant le trajet habituel, à Sainte-Sophie*.

Ainsi, le triclinos et le Tribunal des Dix-neuf lits n'étaient pas éloignés du palais de Daphné. De la salle de lAugusteus, on l’a vu, on pouvait s'y rendre par la Main d’or et l’'Onopodion. Des appartements de Daphné et de l’église de Saint- Étienne, les empereurs allaient aussi au triclinos des Dixneuf lits, soit pour prendre part à la cérémonie du baiser de

1. Cer., I, 40, p. 204: I, 41, p. 210. Après avoir été adorée à l'Onopodion, l’'Augusta se tient au dikionion. La portière (cortina), suspendue entre ces deux colonnes, était soulevée et les dignitaires se prosternaient devant l'impératrice. Puis le sénat entrait au Tribunal par la porte du milieu et allait se placer en haut des marches de la terrasse, tandis que les autres personnages descendaient au Tribunal. Cette porte est aussi appelée grande porte du Tribunal (Cer., I, 40, p. 205). Quand limpératrice avait quitté la terrasse et regagnait l'Augusteus, son cortège se tenait sur son passage au portique des Dix-neuf lits, au dikionon, à Ja porte du Tribunal, à l'Onopodion et à la Main d'or (Cer., I, 41, p. 211-212; cf. 1, 40, p. 205). Ge trajet est encore décrit dans d’autres circonstances. A la fête de Pâques, quand le basileus quittait le triclinos des Dix-neuf lits et avait traversé le portique, il S’arrêtait entre les deux colonnes et les patrices, avec les stratèges, le recevaient à l'Onopodion (Cer., I, 9, p. 62; cf. I, 1, p. 26). D’après le texte cité plus haut, Cer., I, 41, p. 211, lorsque l'impératrice revient à l'Augusteus, les femmes des sénateurs se tiennent aux portes d'ivoire du Kastprotarov. Ce local était affecté au zaotenot0s. Il ne s’agit pas ici de l'officier ecclésiastique au service du patriarche (Cer., I, 1, p. 28; If, 10, p. 548), mais d’un fonctionnaire de la cour. On le trouve mentionné avec les deux préposites, le magistros et le questeur (Cer., 1, 92, p. 418). Il y avait un castrisios de la table impériale (Cer., II, 52, p. 742).

2. Aux grandes fêtes, lorsque les souverains rentraient au palais, après avoir passé par les Lychni et le triclinos des Excubites, ils traversaient le triclinos des Candidats. Quand ils y passaient, deux fouxæ&lut se tenaient à la porte de ce triclinos conduisant à l’exaéron des Dix-neuf lits (Cer., I, 1, p. 20).

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