Cf. Diehl, Sur la-date, p
4. Cf. Sickel dans Byz. Zeitschr., 1898, p. 5H. D'après Théophylacte Simocatte (I, 1, p. 38-39), Maurice fut couronné, en 582, par Tibère au palais, dans la cour hypèthre qui est réunie à l'édifice aux multiples lits (à rolvonBaidt rGv avaztépwv otxtz), c'est-à-dire au triclinos des Dix-neuf lits. Par zoocxdvuoy l'auteur désigne sans doute la terrasse qui se trouvait dans la cour (zpoaÿhtoy) du Tribunal.
5. Suidas, Leæ., 8. v., otfAn; Preger, Script. Orig. Const. t. I, p. 39; t. Il, p. 168.
monuments, le triclinos des Candidats et celui des Excubites, enfin le Consistoire d'où l’on montait à la terrasse de l’'Onopodion, située devant l'entrée du palais de Daphné. De cette dernière terrasse, l’on devait dominer tous les monuments qui décoraient les abords du palais et formaient, avec la Chalcé et le quartier des Scholes, l'immense atrium de l’habilation de l'empereur !.
Le Delphax (Ado), comme le palais des Dix-neuf lits, avoisinait l’Hippodrome?. Ce monument, dont la structure ne peut être déterminée, existait déjà au cinquième siècle. Au sixième siècle, l’empereur y donnait l'investiture à certains fonctionnaires !. Justinien, en 527, y reçut la couronne impériale de son oncle Justin 1°*°. Cet édifice com-
1. Labarte, Palais, p. 64, 129, 130, pl. II, n° 38, a distingué avec raison. dans le triclinos des Dix-neuf lits, le portique, la première salle et l'accubilum. Quant au Tribunal, Labarte (ibid., p. 64, 65, 128), l'a confondu avec le triclinos. Il a été induit en erreur par Du Cange, Const. Christ., lib. IT, p. 139. Mais cette erreur était explicable chez Du Cange, qui ne connaissait pas le livre des Cérémonies. Labarte a reconnu cependant l'existence de l’espace libre qui précédait le monument; mais il l'appelle exaeron ou area (ibid., p. 128, 130, pl. 11, n° 37) et non pas Tribunal. Il a établi avec raison une communication directe entre l’exaeron et l'Onopodion (pl. I, n° 36), mais il affirme à tort que de l'Onopodion on montait à l’exaeron par des marches. Les passages du livre des Cérémonies sur lesquels il s'appuie (ibid., p. 128) ne mentionnent pas ces marches. Paspatis, ’Avéxropa, p. 227, n. 2, 230, 266, a commis une erreur plus fâcheuse encore, en confondant le triclinos des Dix-neuf lits avec le triclinos des Excubites. Sur son plan, il n'indique que le triclinos des Dix-neuf lits (n° 53). Bjeljaev, Byzantina, I, p. 108 s., 113 s., a relevé avec raison ces erreurs. M. Reber, Xarol. Palast., p. 769, 770, pl. w., a placé le triclinos des Dix-neuf lits loin du palais de Daphné et de l'Hippodrome, ce qui est en contradiction avec les textes.
2, Au sixième siècle, la promotion des domestiques et des prolictores avait lieu soit au Consistoire, soit à l'Hippodrome devant le Delphax (Cer., 1, 86, p. 391). À la proclamation d’Anastase, les archontes, après le discours de l’Augusta Ariadne, vinrent s'asseoir devant le Delphax, pour discuter sur le choix du nouvel empereur (Cer., I, 92, p. 421). On pourrait croire, d'après ces textes, que le Delphax se trouvait en dehors du palais, dans l'Hippodrome. Cependant le texte qui décrit la promotion du magistros signale, en même temps que les portes du Consistoire, le trithyron de l'Onopodion et les portes du Delphax. Toutes ces portes étaient fermées la veille de la promotion (Cer., I, 46, p. 234) Le Delphax communiquait donc par des portes avec le palais et devait avoir sa façade tournée du côté de l'Hippodrome.
34Cen., 1,192; p. +21:
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5. Cer., 1, 95, p. 433. Justin [*, étant malade, ne put se rendre êv 1®
muniquait avec le palais et avec l'Hippodrome! et était, sans doute, un bâtiment isolé, comme la Magnaure.
irrt46 &vw el réunit l'assemblée au Delphax. Par Hippodrome d'en haut, l’auteur désigne sans doute le Cathisma où avaient été proclamés Anastase [* (Cer., I, 92, p. 423; Théophane, t. I, p. 136) et Justin I°° lui-même (Cer., 1,93, p. 428-429). On à vu que du palais il fallait monter un escalier en colimaçon pour se rendre à la tribune du Cirque. Le Delphix signalé par Procope (de Bello Vand.. I, 21, L. I, p. 400) n’a aucun rapport avec le Delphax (cf. Paspatis, "Avéxtopa, p.157, n.2). Bjeljaev, Byzanlina, I, p. 120, et Labarte, Palais, p. 125, appellent à tort le Delphax une salle à manger. Ils l'ont confondu avec la salle à manger du Chrysotriclinos. INCer AS n 01e 0 Dr 282
Près du palais se trouvait un autre édifice dont la grandeur et la magnificence étonnèrent fort Luitprand!. On en attribuait la construction à Constantin. C'était la Magnaure : (Mayvaioz)?, le grand triclinos où se dressait le trône de Salomon 3 (pl. 6. Ce trône offrait certaines ressemblances avec le trône biblique, auquel on accédait par six degrés, sur lesquels étaient placés, de chaque côté, des lions ‘.
Dans cet édifice, les empereurs recevaient, suivant le cérémonial accoutumé, les ambassadeurs et leurs hôtes illustres ?. Près du trône impérial, se dressaient des arbres en bronze doré, dont les branches étaient garnies d’oiseaux. De grands lions dorés gardaient le trône. Pendant les réceptions, les lions, à certains moments, se dressaient, frappaient le sol de leur queue et, de leur gueule ouverte,s’échappait un rugissement, tandis que les oiseaux, dans les arbres, faisaient entendre des sons harmonieux.
1. Luitprand. Antapod., VI, 5, Mon. Germ. Hist., Script., t. IN, p. 338.
2. Preger, Script. Orig. Const.,t. IT, p. 144,271. La forme Mavvatoa ou Mayxiox est aussi souvent employée.