Cer., II, 15, p
4, 'T, Rois X, 18-20.
5. Luitprand fut reçu à la Magnaure par Constantin VII (cf. Antapod., VI, 5, Mon. Germ. Hist., Script., t. IIT, p. 338); y furent aussi reçus les ambas sadeurs sarrasins et espagnols et la princesse Olga (Cer., IL., 15, p. 571 583-584, 593, 594-595).
Le trône de l’empereur se soulevait en l'air au moyen d’une machine. Quand Luitprand, après s'être prosterné devant l'empereur, releva la tête, il le vit assis sur son trône, près du plafond de la salle.
Pour ces réceptions la Magnaure était richement décorée. On suspendait des chaînes de bronze argenté (fvoia âorpôyalxa), Sept du côté droit et autant du côté gauche; aux quatre grandes colonnes pendaient quatre autres chaînes. Ces chaînes soutenaient de grands lustres (polycandila) en argent.Sur le côté droit, au milieu des grandes colonnes, et en dehors des tentures (vela) qui y étaient suspendues, élaient placés l’orgue d'or et plus haut, vers l’est, l'orgue d'argent de la faction bleue. Sur le côté gauche, se trouvait l’orgue d'argent de la faction verte?. Le sol était Jonché de roses ?, — Quelle était la disposition intérieure de ce monument ?
Les sept lustres, indiqués à droite et à gauche, devaient être suspendus entre les colonnes qui, de chaque côté, séparaient la nef des bas côtés et soutenaient des galeries *. Quatre autres grandes colonnes étaient disposées à l’est°. Sur le côté droit, à l’est, s'ouvrait un conquef. Sur le côté
lEüuitprand, ‘loc vcit.;tCenr., HIS M6;1p."569
2. Cer., II, 15, p. 570-571. Ces chaînes provenaient du monastère des Saints-Serge-et-Bacchus-d'Hormisdas, les lustres de la Nouvelle-Église.
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4. Cedrenus, t. II, p. 338, raconte que, quelques jours avant la mort de Constantin Porphyrogénète, des pierres vinrent tomber à l'intérieur des appartements de l'empereur. Constantin VII, croyant qu'elles étaient lancées des tribunes (6resp@a) de la Magnaure, y plaça des gardes pendant plusieurs nuits. Mais ce fut en vain. Ces pierres, dit l’auteur, n'étaient pas lancées par la main des hommes, mais par une puissance supérieure.
5. Cer., II, 15, p. 570-571. Les quatre grandes colonnes, auxquelles étaient suspendues des chaînes et des lustres, doivent être les mêmes colonnes auxquelles étaient suspendues des tentures. Entre ces colonnes était placé l'orgue d’or, sur le côté droit, et au-dessus, vers l’est, l'orgue d'argent des Bleus. Les deux orgues élaient donc placées sur le côté droit de la Magnaure, vers l'Orient, près des grandes colonnes. Sur le côté gauche, faisant pendant, était l'orgue d'argent des Verts.
6. Cer., IL, 15, p. 567. Des sièges dorés, sur lesquels étaient placées les chlamydes et les couronnes, étaient, au moment de la réception, disposés en bas de cette conque. C’est là que les empereurs allaient revêtir leurs
gauche, se trouvait une chambre (xaré») où les empereurs attendaient le moment de la cérémonie, et revêtaient leurs habits d’apparat.
Le trône impérial se dressait au fond de la salle. On y montait par des marches (ypxÿ4ua). Le lundi de la première semaine du Carême, lorsque les empereurs allaient à la Magnaure exhorter le peuple à passer les jours de jeûne dans la pureté et la crainte de Dieu, des fonctionnaires se tenaient à droite et à gauche, sur ces degrés qu'un tapis recouvrait ?. Les princes se plaçaient pour la circonstance en dehors de la barrière (xéyxeov), qui séparait le trône du reste de l'édifice, et se tenaient en haut de l’escalier sur la première marche, à l'endroit où une plaque circulaire en marbre vert (xpdowos Ados) était enclavée dans lesole:
Ainsi, après avoir gravi quelques marches, on franchissait la barrière, derrière laquelle se trouvait le trône de Salomon. Comment se terminait le monument de ce côté ? Les textes ne l’indiquent pas. Mais, comme la Magnaure avait la forme d’une basilique à trois nefs, elle devait se terminer à l’est par une abside. Les quatre grandes colonnes
habits d'apparat, avant de monter sur leur trône. D’après un autre texte (Cer., IT, 10, p. 545), ces sièges étaient placés en bas de la camara latérale qui se trouve à droite, vers l'Orient. Cette camara était l'arc qui s'ouvrait sur la conque.
1. Cer., II, 15, p. 567. L'emplacement du pnrateptov, où l'empereurse rend pour revêtir son costume d’apparat, avant de monter sur le trône de Salomon, est difficile à déterminer (Cer., II, 15, p. 583). Ce pouvait être le kiton qui est indiqué à gauche. La conque de droite pouvait aussi servir de mitatorion. Cependant comme, dans un cas (Cer., I, 24, p. 137), les empereurs revêtent leur costume de cérémonie au kiton de la Magnaure, avant de monter sur le trône, le mitatorion peut être identifié avec le kiton.
2. Cer., 1,10, p. 546. Le mot êxebytov n'est pas employé ici dans le sens de tapis de prière, mais dans celui de tapis en général. Cf. Goar, Eucholog., p. 832 ; Du Cange, GL. gr. ; Sophocles, Gr. Leæ., s. v.; Reiske, Comm., p. 510 ; Bjeljaev, Byzanlina, Il, p. 253, n. 1.
3. Cer., II, 15, p. 546; I, 27, p. 155. Un texte (Cer., II, 15, p. 576) mentionne à la Magnaure une swhaia. Cet espace qui, dans les églises, précédait le sanctuaire, dont il était séparé par le cancel, devait se trouver
devant le cancel, au bas des marches par lesquelles on montait au trône.
décoraient peut-être le fond de la salle. Elles auraient ainsi soutenu trois arcs, le grand are qui s'ouvrait sur l’abside centrale et les deux autres arcs, qui s'ouvraient de chaque côté, sur la conque de droite et sur la chambre de gauche.
L'entrée de la salle était à l'ouest. Deux portières qui se Liraient (rù So robe Déoiv suprk Ba) recouvraient les deux portes latérales par lesquelles les personnages étaient introduits dans la salle! On accédait à ces portes par des marches
(ävtBaôpa) *. Une porte centrale devait s'ouvrir sur la nef et donner accès au portique (u8oo) qui, à l’ouest, précédait léditice ?.
Autour de la Magnaure, s’étendait une terrasse cireulaire (fexdv stpoyy5hov) construite, en 596, par l’empereur Maurice, qui y fit placer sa statue ‘. Plus tard, l'empereur Phocas y ajouta la sienne. Un espace planté d’arbres (avrdevopg3tov) ( s'élendait aussi près de l'édifice. Au moment des réceptions,
1. Ces deux portes devaient s'ouvrir sur les deux bas côtés. Les personnages étaient introduits par les deux côtés, à droite et à gauche. (Cer., IT, 15, p. 567-568). Les fonctionnaires et les dignitaires se tenaient en dehors de la salle. Au moment de la réception, ils étaient successivement introduits par classe, suivant le rang de leur dignité et de leur fonction. Comme ils passaient toujours par une portière pour être introduits, chaque classe de dignilaires ou de fonctionnaires s'appelait un velum (Cer., I, 24, p. 138 ; II, 15, p. 574).
2. Le cortège impérial se tenait en dehors des vela en haut, en bas et de chaque côté des marches (Cer., IT, 15, p. 575-577).
3. L'empereur, après son discours à la Magnaure, ne sortait pas du monument par la porte centrale, mais par le côté gauche (Cer., I, 27, p.155). Dans le texte, Cer., II, 10, p. 547, ce trajet est plus détaillé. Les souverains qui se tenaient en dehors du cancel, sur la première marche, venaient s'asseoir sur les sièges dorés, placés en bas de la camara de droite, vers l'Orient. Les magistri, patrices et sénateurs, se tenaient au portique occidental, du côté gauche. Les souverains passaient par le côté gauche, descendaient les marches et sortaient par le portique où se trouvaient les dignitaires.
4, Théophane, t. I, p.274; Cedrenus, t. I, p. 198. Maurice avait fait aussi construire dans la cour (peoxÿhoy) un dépôt d'armes (apuapévrov). D'après une autre tradition, ce dépôt d'armes aurait été construit par Phocas ; cf. Leo Grammat., p. 146 ; Cedrenus, t. I, p. 709.
5. Preger, Script. Orig. Const, t. I, p. 68 La statue de Phocas se trouvait derrière la Magnaure, dans la partie orientale de l'héliacon.