‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 58 sur 145 · Ger., I, 48, p. 244; I, 49, p · texte numérisé non relu

Ger., I, 48, p. 244; I, 49, p

DCer, AD 610-20 Scholl MEME RD 21e PEL 02

GCen, 1033 p.1632; 119 p'AToENp 620, Scholl IT ND'aprestce dernier texte, les sièges des empereurs associés étaient placés en bas de la conque. La même scolie mentionne aussi des sièges dans la conque, dans la partie droite de l'hémicycle. Ces sièges impériaux étaient tout dorés (A0 evsa) et recouverts d’étoffe pourpre (Bhaattéstpura), cf. Sophocles, Gr. Leæ., 8. v. Bhdtia; Koumanoudis, uvay. Aéfewv dÜnoave., s. v.

7. Guillaume de Tyr, Hislor., XX, 23, p. 983-984; cf. G. Schlumberger, Campagnes du roi Amaury [°*, Paris, 1906, p. 311 s.

Dans cette conque brillait aussi une image du Dieuhomme, devant laquelle les souverains allaient parfois prier, en sortant de leur appartement ou quand ils y rentraient. Cette icone, placée dans la conque de l’abside, représentait le Christ assis sur un trône!. Ainsi, aux yeux des assistants, apparaissaient en même temps, dans leur majesté souveraine, le roi céleste et son représentant sur la terre, le basileus.

Cette icone, placée au-dessus du trône impérial, avait été détruite par les empereurs iconoclastes. Elle fut refaite par Michel IT. Le monument, qui tirait autrefois son nom de l'or qui y resplendissait, fut aussi appelé, par la suite, le Christotriclinos, la salle du trône du Christ. Michel III décora l'intérieur d'autres mosaïques. Au-dessus de la porte d'entrée, la Vierge gardait l'accès de la salle. Près d’elle figuraient l'empereur et le patriarche avec leurs collaborateurs. Autour, tels des gardiens de la demeure auguste,

1. Cer., I, 1, p. 7, 22; II, 1, p. 519. Les deux premiers textes décrivent ainsi cette icone : n 102 Kuplou qu&v zat :03 Dioetxshos (Deuvècelxehoc) ayia sixwy Ext Opdvou zx6efouivr. On attendrait plutôt zafetouivou, c'est-à-dire, l'icone du Christ assis sur un trône. Bjeljaev, Byzantina, I, p. 15-16, a émis l'hypothèse que l'icone était placée sur le trône de l’empereur. Sur ce trône, en effet, le 13 août, à la fête de la Sortie de la Croix, on plaçait la Sainte-Croix (Cer., II, 8, p. 540), de même l'Évangile, à la fête des Rameaux (Cer., I, 32, p. 175). L'image d'Edesse fut aussi placée sur le trône impérial quand, en 944, elle fut transporlée, en grande pompe, au palais. Mais elle fut transférée aussitôt après dans l’église du Phare (cf. Combefis, Orig. rerumque Constant. manip., Paris, 1664, p. 100). L'icone qui décorait la conque du Chrysotriclinos n'était pas une icone portative, placée sur le trône impérial. C'était une mosaïque représentant le Christ assis sur un trône. Elle ornait la conque de l’abside et était placée au-dessus du trône de l’empereur (cf. Anthol. graeca, t. 1, p. 28), et au-dessus de la porte qui, de la conque, donnait accès à la terrasse qui s'étendait à l’est du Chrysotriclinos (sur cette porte, v. plus bas). Au cours d’une audience accordée par Léon le Sage au fils d'Andronic, Constantin, l'empereur s'étant placé devant l'icone du Christ, jura devant la sainte image que la couronne impériale ne reposerait jamais sur la tête de Constantin, mais sur celle de son propre fils, le futur Constantin Porphyrogénète.

Sache, ajouta-t-il, que si tu essayais de t’'emparer du pouvoir, ta tête, séparée du corps, entrerait par cette porte.» D’après Theoph. Cont., VI, 26, p. 373, l’icone du Christ se trouvait à l’est. Léon le Sage se Lenait donc dans la conque du trône, en face de l'icone. Cedrenus, €. IT, p. 269, qui relate le même fait, signale au-dessus de la porte du Chrysotriclinos l'icone du Sauveur et de la Mère-de-Dieu. L'image de la Vierge étail probablement placée au-dessus de celle du Christ.

étaient représentés les apôtres, des martyrs, des évêques et l’archange Michel.

Constantin Porphyrogénète décora aussi le Chrysotriclinos de mosaïques très fines aux couleurs variées, quile faisaient ressembler à un jardin rempli de fleurs. Des entrelacs entouraient ce travail inimitable, cerclé d’argent*?.

Une quantité d'objets et de meubles précieux décoraient la salle. C'était le pentapyrgion, construit par l'empereur Théophile, vaste armoire composée de cinq tours, dans les compartiments desquelles on exposait, au moment des réceptions, différents objets‘. Les trônes impériaux, des lits de repos, une table dorée, des plats ciselés, des couronnes, des objets en émail, des lustres, des vases sacrés en forme de colombe, des croix, des vêtements impériaux, enfin un platane tout en or el tout brillant de perles, étaient empruntés dans les grandes occasions aux églises du palais ou tirés des garde-meubles? pour éblouir les étrangers

1. Anthol. graecu, t. I, p. 28-29. A côté de l'empereur (ävaË) figurait le rp0edp0s. Il ne s'agit pas ici de la dignité de proèdre créée plus tard par Nicéphore Phocas (cf. Cedrenus, t. II, p. 379); mais du chef de l’Église, le patriarche Méthode, qui, comme Michel II, est appelé rh2voto070s, qui chasse l'erreur des iconoclastes.

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