‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 64 sur 145 · Preger, Script. Orig. Const., t. Il, p · texte numérisé non relu

Preger, Script. Orig. Const., t. Il, p

3. Theoph. Cont., III, 44, p. 147. Ces chapiteaux provenaient du palais de Basiliscus; cf. Richter, Quellen, p. 379.

4, Theoph. Cont., III, 14, p. 104-105; Cedrenus, t. II, p. 114-115. Une miniature de Skylitzès représente cette scène. Théophile est assis sous une coupole soutenue par des colonnes (cf. Millet, HJaules Études, C. 947), Plus loin le miniaturiste a reproduit la scène de la flagellation. Mais ici la forme du Lausiacos est toute différente. Ce n’est plus un édifice circulaire, mais un long bâtiment à faite; cf. Beylié, Habitation byzantine, p. 122.

5. Genesius, I, p.18; Theoph. Cont., I, 19, p. 30; Cedrenus, t. II, p. 60.

Lausiacos. Lorsque l’empereur sortait en grande pompe du Chrysotriclinos, il s’arrêtait sur le seuil de cette porte pour être adoré. Son cortège se tenait au Lausiacos sur deux files, depuis la porte qui conduisait du Tripetôn au Lausiacos jusqu'à la porte qui donnait accès à la salle voisine, le Justinianos !. Et quand l’empereur, à son retour, rentrait par le Tripetôn au Chrysotriclinos, il était aussi acclamé au Lausiacos par les personnages qui se tenaient sur son passage ?. Comme le Lausiacos communiquait avec l'entrée principale de la salle du trône, il était souvent traversé par les personnages qui entraient au Chrysotriclinos ou par ceux qui en sortaient. Ici se réunissaient les différents corps de dignitaires et de fonctionnaires, soit pour être admis devant l’empereur, soit pour l'accompagner quand il sortait en procession *.

Cette salle devait être assez vaste el occuper le front de la salle du trône‘. Elle était décorée d’un arc soutenu par

1. Cer., I, 64, p. 286; I, 11, p. 86; I, 21, p. 122-123. D'après ce dernier texte, quand les souverains sortaient du Chrysotriclinos, des fonclionnaires se tenaient devant les portes d'argent du Chrysotrielinos, d’autres vers l’Horologion. Certains fonctionnaires recevaient les souverains, quand ils franchissaient les portes de bronze qui s'ouvraient sur le Lausiacos. Comme les souverains, en sortant du Chrysotriclinos, ont passé par les portes occidentales et le Tripetôn pour gagner le Lausiacos, on doit entendre par portes de bronze les battants de la porte, qui faisait communiquer le Tripetôn et le Lausiacos. Chaque matin cette porte était ouverte (Cer., Il, 1, p. 518). Elle est aussi appelée porte du triclinos Lausiacos qui conduit au portique du Chrysotriclinos, c'est-à-dire à l'Horologion (Cer., IT, 18, p. 605).

Page 1