Constantin Manassès, p. 166, v. 3868 s
8. Epigram. vet. poet., dans Banduri, Zmp. Orient., t. I, p. 148.
C'est dans ce monument que, en 1289, le patriarche Athanase fut investi dans sa nouvelle dignité par Andronic il Paléologue. Georges Pachymère raconte qu’à cette époque les murs et le sol brillaient encore de l'éclat des mosaïques et des marbres. Mais plus tard, comme il penchait d’un côté, il fut renversé par un vent violent soufflant du midi; et ce magnifique monument disparut, sans laisser aucune trace de ses ruines !. Ainsi, au début du quatorzième siècle (Pachymère mourut vers 1310), le grand et somptueux triclinos de Justinien n'existait plus *.
Comme dans les autres grandes salles du palais, des portières, sur lesquelles étaient Lissés des oiseaux, décoraient les portes*. Des lustres pendaient au plafond. De grandes plaques circulaires en marbre (éus&) étaient enclavées dans le sol°. Lorsque l’empereur, aux grandes solennités, avait traversé le Lausiacos et pénétré au Justinianos, il allait se placer sur le premier omphalion et son cortège se prosternait à terre et l’acclamaiti.
Le Justinianos communiquait par une porte avec le Lausiacos 7. Comme ce dernier, il servait de salon d'attente
1. G. Pachymère, de Andron. Palaeol., II, 15, t. II, p. 145. D’après Labarte, Palais, p. 181, le Justinianos aurait été oblique par rapport au Lausiacos. Mais le mot Afyptos employé par Pachymère indique plutôt qu'à cette époque, le monument penchait d'un côté {+6 ypdvm rapeyrt- Oelc).
2. Dans le livre des Cérémonies, il est appelé uéyas (II, 2, p. 524), Xaurpôtaros (II, 52, p. 757, 763), repipavéotatos (Il, 52, p. 762, 765), eorperéotatos (l, 65, p. 293), reoiBhenroc (II, 18, p. 603; II, 52, p. 753, 764, 775).
3. Cer., [I, 15, p. 595 ; IT, 2, p. 523. À l'une des portes du Justinianos pendait un tæynvéptov Bflov (v. plus haut, p. 46 n. 3).
4. Cer., Il, 15, p. 580. Au Lausiacos et au Justinianos pendaient des polycandila et des 6kdpwra. Par ce mot on désignait sans doute de grands lustres, formés d’un vaste cercle de métal sur lesquels était disposées une quantité de lampes. Ces lustres devaient être assez semblables à ceux qui éclairent aujourd’hui les mosquées de Constantinople.