V, plus haut, p
3. Cer., 1, 19,,p. 116-117. L'église d'Élie est appelée ici éxxknota et svatiprov, Elle est appelée vads par Mesaritis et par Constantin VII (cf. Heisenberg, Nic. Mes., p.38; Theoph. Cont., Loc. cil.).
l'intérieur et d’une beauté incomparable à l'extérieur. C'était une rotonde (xuxorsonc) entourée de sept autels!. L'église devait donc être recouverte d'une coupole et rappelait, en de moins vastes proportions, l'édifice voisin, le Chrysotriclinos. Elle s'élevait, comme l’église du Phare, avec laquelle elle communiquait, sur la terrasse à l'est de la salle du trône ?.
Basile [°° éleva aussi un oraloire en l'honneur de saint Clément, évêque d'Ancyre et martyr (pl. 40) 11 était attenant à l'église d'Élie ; on y conservait la têle du saint et plusieurs reliques de martyrs, entre autres celles de Agathangelos, le compagnon de Clément. Les restes des deux saints étaient conservés dans un reliquaire revêtu d'argent*.
Près de ces édifices, Basile construisit encore un oratoire dédié au Sauveur (pl. 41); le sol était entièrement recouvert une épaisse feuille d'argent, enrichie de nielle (Eyxausx) . Les murs, à droite et à gauche, étaient revêtus d'argent, rehaussé d'or, de pierres précieuses et de perles.
1. Heisenberg, Mic. Mes., p. 38. L'église était à cette époque toute brillante (sz1irvie) à l'intérieur. Les mosaïques, qui la décoraient, avaient été probablement refaites, car à l'époque de Constantin Porphyrogénète, elles étaient déjà fort endommagées (cf. Theoph. Cont., V, 87, p. 330). L'église était probablement un octogone. Les six autels secondaires devaient être placés dans des niches rayonnant autour de la nef. Le grand autel devait occuper l'abside orientale. En face de l’abside se trouvait probablement une niche sans autel, par laquelle on sortait. dans le narthex. M. Heisenberg, cbid., p. 70, prend à tort les bemata pour des marches. L'église aurait été construite, d’après lui, sur un soubassement de sept marches. Mais dans les églises le mot fu désigne toujours le sanctuaire avec l'autel ; cf. Du Cange, Const. Christ, lib. IT, p. 41. é
2, La description de Mesaritis confirme aussi la contiguïté des deux monuments. Mesaritis mentionne les reliques d'Agathangelos et de:Clément dans l'enceinte (xep!foloc) de la Vierge-du-Phare (cf. Heisenberg, ibid., p. 37-40, 69). Labarte, Palais, pl. II, n° 137, donne à l'église la tonne d’une basilique et la place, aussi à tort, loin de l’église du Phare, au bord de la mer.
3. Theoph. Cont., V,:87, p. 330 ; Heisenberg, Nic. Mes., p. 39-40. La fête de Clément et d’ Agathangelos tombaitie 23 janvier ; cf. N. Nilles, Kalend. Man., t, [, p. 80. Le Synanaire de Constantinople ne mentionne à cette date que Clément (Synax. eccles. Const., p. 415, #18).
4. Theoph. Cont., V, 87, p. 330; cf, Labarte, Hist. des Arls indust., t. 1, p. 18, 20.
Le cancel (xyxX&), séparant le sanctuaire de la nef, avait ses colonnes et son soubassement en argent, son linteau, au-dessus des chapiteaux, en or et surchargé de toutes les richesses de l'Inde. En plusieurs endroits brillait l'image en émail (yéueusis' ! du Dieu-homme. Le sanctuaire renfermait des richesses qu’on ne pouvait énumérer.
Dans une autre partie du palais, Basile éleva,en l’honneur de saint Paul, un oratoire égalant les autres en beauté et en richesse et dont le sol était pavé de plaques de marbre circulaires, entourées d'argent. Il construisit aussi une église dédiée à l’apôtre Pierre, à laquelle était attenant un oratoire de l’archistratège. Plus haut, se dressait une église consacrée à la Mère-de-Dieu ?.
L’oratoire de Saint-Pierre est seul mentionné dans le livre des Cérémonies. Le jour de la fête de saint Démétrius, les souverains s’y rendaient, avant d’aller faire leurs dévotions dans l’église de Saint-Démétrius. Le patriarche, selon la coutume, entrait dans le sanctuaire (thysiastirion) pour y dire la prière habituelle. Il en sortait ensuite tenant l'Évangile et, accompagné du sous-diacre portant la croix processionnelle, il allait jusqu'aux portes royales, qui faisaient communiquer la nef avec le narthex de l’oratoire; et les souverains, suivant le rituel, baisaient ici l'Évangile et la croix”.
Pour se rendre à l’oratoire de Saint-Pierre, la procession impériale quittait le Chrysotriclinos, passait par le Tripetôn, le Lausiacos, le Justinianos et les Skyla, et par les
1. Theoph. Cont., V, 87, p. 330-331 ; cf. Kondakov, Émaux byzantins, P. 8t:
J. Schulz, Der byz. Zellenschmelz, Francfort-sur-le-Mein, 1890, p. 10, 11 - Labarte, Recherches sur la peinture en émail, Paris, 1856, POS AIS situation de l'église n’est pas déterminée avec certitude. D'après Cons- : tantin VIT, elle était voisine (yerovei) de l’église d’Élie et de l’oratoire de Saint-Clément. Elle se trouvait probablement, comme ces édifices, sur la terrasse du Phare.
2. Theoph. Cont., V, 88, p. 331. Cet oratoire de l’archistratège, contigu à l’église de Saint-Pierre, ne doit pas être confondu avec l'oratoire de l'archistratège à la Nouvelle-Église.
COPIE AL, D Rx
passages extérieurs de Marcien (rà Zw 3ixBarex roù Mapxiavod) elle gagnait l’oratoire de l’apôtre !. Après la cérémonie, elle revenait au Chrysotriclinos?. D'après Constantin Porphyrogénète, l’église de Saint-Pierre se trouvait à l'extrémité de la galerie (x:oi3couo:) de Marcien, où l’église se dressait comme une tour (axcompyrov).
La procession, sortant du palais par les Skyla, ne traversait pas l'Hippodrome; elle le longeait probablement, en suivant la galerie de Marcien (pl. 23). De ce côté, c'est-àdire vers l'extrémité du Cirque, s'élevait l’église de Saint- Pierre, avec l’oratoire de l’archistratège (pl. 24) et l'église de la Vierge (pl. 25), qui était située au-dessus de l’église consacrée au coryphée des Apôtres.
L'oratoire de Saint-Paul était aussi de ce côté (pl. 26), car 1l avoisinait un grand bâtiment, situé près de la galerie de Marcien ‘. Cet édifice se composait de cinq chambres (cubicula) et, à cause de sa proximité de l’oratoire de l’apôtre, on l’appellait le Pentacubiculum (HevrzxouBoux}etoy) de Saint-Paul (pl. 27). Un festin y fut donné en l'honneur de la princesse Olga °. Il était précédé d’un portique.
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