LE PORT ET LE PALAIS DU BOUCOLÉON. LA PORPHYRA. LE MOUCHROUTAS
Les nouvelles constructions de Basile I‘ se dressaient à l’est du palais, du côté de la mer ; près du rivage, s'étendait le stade impérial, le Tzycanistérion. Ce nouveau palais était relié par une galerie élevée à la terrasse du Phare, d’où l’on pouvait se rendre à la Nouvelle-Église et au port du palais, le Boucoléon (Bosxokéu), où était mouillée la flotte impériale !.
C'est à ce port que le roi Amaury [°* aborda quand il fut reçu par Manuel Comnène, en 1171. Cette entrée était réservée aux empereurs. Le roi eut l’insigne honneur de fouler les quais et les escaliers de marbre, avant d’être introduit auprès du basileus ?.
Le palais du Boucoléon, qui avoisinait le port, avait été
1. Cer., IT, 18, p. 601. Pour se rendre de la terrasse du Phare à la Nouvelle-Église, on devait descendre l'escalier (xxta$B#stoy) et incliner à droite pour arriver au narthex de la Nouvelle-Église ; ef. Cer., I, 19, p. 118 ; I, 20, p.120. Labarte, Palais, p. 201, 207, pl. 2, n° 136 et M. Mordtmann, Esquisse fopogr., p. 53-54, ont placé le Boucoléon près de Akhor-Kapou, tandis que Paspatis, ’Avézrooa, pl.,le place dans l'enceinte actuelle du vieux Sérail, près de Indjoulou-Kapou ; ce qui est en contradiction avec les textes. Le port devait se trouver plus près du palais. M. Millingen, Byz. Constant., p. 269 s., a placé le Boucoléon dans la petite baie, qui avoisine Tchatlady-Kapou. Son argumentation sera renforcée lorsqu'on aura un relevé complet des substructions de briques, qui subsistent près de la voie ferrée. M. Mordtmann identifie ces ruines avec les péridromes de Marcien. Mais ces derniers devaient se trouver plus près de l'Hippodrome.