Guillaume de Tyr, Hist., XX, 23, p
construit par Théodose II (408-450) au-dessus du mur maritime !. Il était décoré de statues d’animaux et d’un groupe représentant un lion terrassant un bœuf ?. Nicéphore Phocas s’y fit construire un appartement avec une cour, ornée d'une phiale en porphyre*. Et c’est ici que Jean Tzimiscès et ses conjurés abordèrent, dans la nuit du 10 décembre 969, pour assassiner Nicéphore Phocas #. Ainsi le palais de Théodosell futagrandi et fut habité par certains empereurs. Alexis Ier Comnène, après avoir pénétré à Constantinople avec ses troupes pour détrôner Nicéphore Botaniate (1081), vint s’y installer. Anne Comnène y signale un palais inférieur et un palais supérieur ?. Le Boucoléon existait encore en 1204 f.
D'un autre monument, de la Porphyra(ÿ Ioowioa), on avait aussi vue sur la mer etsur le port. C'était un édifice carré, se terminant en pyramide, dont le sol était pavé de marbre et les murs revêtus de plaques en porphyre rouge, tachetées de blanc$. C’est là que, suivant une coutume ancienne, les impératrices mirent au monde les princes,qui prirent le nom de Porphyrogénètes ?. D’après Anne Comnène, au douzième siècle, la Porphyra existait depuis longtemps.Constantin VI qui y vit le jour, y eut aussi, par une cruelle ironie du sort, les yeux crevés, en 797 !0.
L'auteur anonyme, qui décrit le palais de Théophile,
1. Preger, Script. Orig. Const., t. II, p. 256; cf. Du Cange, Const. Christ, lib. IT, p. 119-120 ; Labarte, Palais, p. 210 s.
2. Theoph. Cont., VI, 15, p. 447 ; Zonaras, XVI, 28, t. IV, p. 90; Anne Comnène, Alex., III, 1,t. I, p. 95. Ce groupe se trouvait au-dessous de trois fenêtres décorées de lions et faisant partie d’une ancienne construction, disparue aujourd'hui, près de Tchatlady-Kapou; cf, Millingen, Byz. Const., p. 271 s., 274 s., 280 s.