Célèbre voyageur
4) Entrée triomphale d’Alexandre Nevski dans la ville de Pskov, délivrée par lui de l’invasion des chevaliers Livoniens (1242).
5) Pelgoui d’Ijor explique à Alexandre la vision qu’il a eue de St-Boris et de St-Glèbe, comme un présage de sa victoire sur les Allemands. Lédovôïê pobô'istché » (bataille sur la glace). (1242).
6) Victoire sur les Suédois; Alexandre tue Birguer d’un coup de lance au visage (1240).
Les tableaux-au-dessus de la porte représentent Alexandre Nevski en prince et en moine ascète; ces tableaux sont soutenus par deux figures dorées, emblèmes de la gloire, œuvre du professeur Loganôvski.
Pendant le séjour de l’Empereur à ce Palais, les quatre dressoirs des deux côtés des portes sont couverts du haut en bas d’une ancienne vaisselle en or et en argent, conservée en temps ordinaire au Palais des Armures.
Les quatre cheminées en marbre sont ornées d’élégantes colonnettes, entourées de rinceaux en bronze. Les candélabres ont été faits chez Barbedienne à Paris.
Les fauteuils dorés, œuvres de Tour, sont recouverts de velours, couleur du ruban de l’Ordre, et sur le dossier est tissée l’étoile de l’Ordre.
Le parquet, d’une rare beauté, (travail de Blechschmidt) est composé de bois précieux comme celui de la salle St- Oeorges.
La salle est éclairée, le jour, par les deux rangées de fenêtres et, le soir, par six lustres et vingt huit bras, portant en tout environ 3500 lampes électriques. Le mur opposé est décoré de portes et de fausses fenêtres, garnies de glaces.
Dans la salle St-Alexandre se réunissent, les jours de grande solennité, les dames de la ville.
La salle St- Alexandre occupe l’emplacement où se trouvaient, au XVI 1-e siècle, la Salle des ambassadeurs et son vestibule, où les boyards et les ambassadeurs étrangers délibéraient. Il y avait dans cette pièce une cachette (Taïnik), d’où le Tsar, invisible, pouvait suivre la marche des débats.
Du temps de Dimitri Donskoï, se trouvait sur l’emplacement de la Salle des ambassadeurs et de la
Chambre funéraire le Te'rem au toit dore' de ce prince, bâti sur la Berge. Il en est fait mention, dans le Dit la bataille de Mamâiévo, en un touchant tableau: Quand le grandduc partit pour le Champ de Koulikovo, pour s’y battre à mort avec Marnai, la princesse Eudoxie, son épouse, entra dans son Térem au toit doré, celui de la Berge, s’assit sur sa couche, proche la fenêtre vitrée, et versa des larmes.»
Salle Saint André1 (Gr. 15).
(Andréiévskaia zâla).
La salle St-André est ainsi nommée en l’honneur de l’Ordre du même nom, institué par l’Empereur Pierre I-er le 10 mars 1698. La devise en est: «Pour la foi et la fidélité». Les bras de la croix portent aux extrémités les lettres S. A. P. R. (Sanctus Andréas Patron lis Rassiœ).
La salle du trône-St-André, avec ses voûtes ogivales, ses deux rangs de piliers carrés, et l’«Œil du Tout Puissant», dardant ses rayons au dessus du trône Impérial, rappelle, par son architecture, un temple, et symbolise la dignité sacrée du pouvoir souverain.
Le trône Impérial est surmonté d’un dais à la façon de l’ancien Trône des Tsars. Les six degrés qui y conduisent sont recouverts d’une sorte de brocart d’or. Les jours de grande cérémonie, le dais est orné d’un magnifique pavillon d’hermine.
1. Longr. 68 archines 3/4 — Largr. 29 archines — Hautr. 25 archines.