‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 109 sur 289 · Velléius Paterculus, 1. Il, ch. xlvi · texte numérisé non relu

Velléius Paterculus, 1. Il, ch. xlvi

». Plutarque, Vie de César, ch. xxi.

ion

voir corrompre le peuple lors des votes qui allaient avoir lieu, ou enfin ils allaient demander l'aumône sans vergogne afin de pouvoir satisfaire aux demandes de leurs créanciers. La réunion de Lucques y amena deux cents sénateurs : on voyait cent vingt faisceaux de proconsuls et de préteurs 1 . Au nombre des visiteurs se trouvait aussi une grande quantité de femmes : Rome se prosternait déjà aux pieds de son maître futur. Pour lui, ce faste ne fut qu'un moyen d'arriver au but, un aiguillon pour ne pas s'arrêter à l'élévation où il était arrivé, et pour que Pompée, qui se perdait comme client et avec chagrin dans sa cour, ne le précipitât point d'une manière éclatante lorsqu'il serait revenu de son éblouissement.

Dès que les triumvirs se furent promis réciproquement aide et protection dans leurs désirs, Pompée et Crassus quittèrent Lucques : Pompée se rendit en Sardaigne et Crassus à Rome. Gesar confia à Pompée et à ses amis le soin de le représenter dans la capitale et lui-même quitta Lucques pour se rendre dans la Gaule où l'appelaient de nouveaux mouvements des ennemis. Quelques tribus des Alpes s'étaient soulevées et les provinces armoricaines menaçaient gravement les conquêtes des Romains dans la Gaule. Nous avons fait le récit de la campagne de César contre elles, ainsi que de la guerre des Romains contre les Unelles 2 . Les Morins et les Ménapes, qui étaient restés en armes et qui n'avaient jamais envoyé de députalion à César pour de-

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