Cieero, ml Qnitit. frnt., 2, 3; uri Font., I. â
proclama de longues vacances 1 , il lui enleva le jour des comices par la célébration des vacances latines surtout, quoiqu'il y eût un grand nombre de supplications. Il fut donc impossible à Caton de traiter avec le peuple: il en fut aigri, et ensuite, comme Clodius s'entendait alors avec le triumviT qui ne pouvait espérer être nommé sous la présidence de Marcellinus comme son successeur, il empêcha, d'accord avec son collègue Nonius Sufenas, les comices consulaires d'avoir lieu. On n'écouta pas les prières et les menaces du sénat ; le tribun s'opposa même, mais sans nécessité, à son arrêté, qui ordonnait de porterie deuil, jonglerie habituelle, par laquelle on proclamait que l'État était en danger. Après avoir défendu au sénat de s'absenter des jeux publics, ce qui était le signe du danger pour la patrie, le tribun se rendit dans le Forum, où le consul se lamentait des menées et de la grande puissance de Pompée. Le peuple applaudit le courageux orateur, mais il ne put pas forcer les élections 2 .
L'année 55 commençait donc avec un interrègne qui fut pour César un temps d'angoisses et d'espoir. Il n'était point encore prêt pour la guerre civile : l'argent et les troupes étaient insuffisants, il fallait qu'auparavant l'armée fût encore détachée de la patrie; il fallait qu'elle fût habituée à n'obéir qu'à lui avant d'être menée contre Rome. De plus, il n'avait point encore de prétexte plausible, puisque le sénat avait le droit de