‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 114 sur 289 · Cicero, ad Quint, frai., 2, <i · texte numérisé non relu

Cicero, ad Quint, frai., 2, <i

2. Valère Maxime, 1. VI, 2, § C. — Dion Cassais, 1. XXXIX, ch. xxvni.

le faire remplacer par un autre dans l'administration des Gaules à l'expiration de la sienne pour cinq ans. Si cela s'effectuait, comme L. Domitius j&nobarbe et son parti l'en menaçaient, le but auquel il avait tendu toute sa vie (César était dans sa quarante-huitième année) était dérangé, et au lieu du diadème, il avait en perspective l'exil perpétuel ou le dernier supplice préparés par la rage sans bornes de ses nombreux ennemis dupés et mortifiés par lui. César savait que Pompée et Crassus seuls pouvaient le maintenir dans sa position et seulement alors qu'ils seraient consuls. Il fallait donc qu'il employât tous les moyens pour faire réussir leur élection . À Lucques où il s'y était engagé, avaient déjà étégagnées bon nombre d'influences et de voix au moyen de présents de toute nature ainsi que de promesses : les députés et les chargés d'affaires de César à Rome lui gagnaient des partisans par les mêmes moyens, quelque inconnu que leur restât le service de réciprocité qu'on leur demandait. Durant l'hiver, César envoya sous la conduite de Publius Crassus un certain nombre de soldats à Rome 1 destinés à aider l'élection des consuls. Les ennemis de César empêchèrent toutefois que la promotion de ses rivaux ne lui devînt préjudiciable. Ils méconnurent Pompée et ses relations, et par conséquent leur propre tâche, qui consistait avant tout à dissoudre le triumvirat et par ce moyen à rétablir l'équilibre. Ils auraient dû aller au-devant des souhaits de ce triumvir qui ne se serrait contre César que par nécessité, et qui employait plutôt le sénat contre César que César

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