‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 120 sur 289 · JMd., 1. IV, ch. ix · texte numérisé non relu

JMd., 1. IV, ch. ix

HISTOIRE DE CËSAR

d'envoyerà la cavalerie qui formait l'avant-garde romaine l'ordre de ne pas commencer le combat ; que ses propositions avaient leur approbation. Ils juraient que si le sénat et les principaux de la nation des Ubes s'engageaient à les recevoir sous la foi du serment, ils accepteraient toute condition que César leur imposerait; ils demandaient trois jours pour consommer cet arrangement. César pensait bien qu'ils sollicitaient ce délai de trois jours pour donner à leurs cavaliers absents le temps de revenir ; cependant il leur dit qu'il ne s'avancerait pas au delà de quatre milles, pour trouver de l'eau, et il leur recommanda de venir le lendemain en grand nombre, pour qu'il prît connaissance de leurs demandes. César envoya dire à sa cavalerie d'avantgarde, de ne point attaquer les ennemis, et, s'ils étaient eux-mêmes attaqués, de tenir seulement jusqu'à ce qu'il se fût rapproché d'eux avec l'armée 1 .

Mais tout à coup huit cents cavaliers germains tombèrent sur la cavalerie romaine forte de cinq mille hommes, parmi lesquels cette attaque imprévue mit promptement le désordre. Il y a lieu d'admettre que la cavalerie de César, gauloise en grande partie, ne voulut pas se sacrifier pour son oppresseur. César déclara que cette action des ennemis était une trahison; attendre, en outre, que les troupes s'augmentassent par le retour de leur cavalerie, eût été, pensait-il, de la dernière folie. Le lendemain matin, les Germains se réunissaient en grand nombre avec tous leurs chefs et les vieillards, et vinrent au camp de César pour se justifier; ils jetèrent

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