‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 121 sur 289 · César, Guerre des Gaules, 1. IV, ch. xi · texte numérisé non relu

César, Guerre des Gaules, 1. IV, ch. xi

la faute sur la jeunesse qui n'avait point obéi aux ordres qu'on lui avait donnés 1 . En outre, ils demandaient une prolongation de la trêve. Le proconsul les fit arrêter, et conduisit aussitôt ses légions sur trois lignes contre l'armée ennemie privée de ses chefs, avant qu'elle ne fût instruite de ce qu'ils étaient devenus. Frappés tout à la fois d'une terreur subite, et par la promptitude de l'arrivée de l'armée romaine, et par l'absence de leurs chefs; n'ayant le temps ni de délibérer, ni de prendre les armes, ils ne savaient, dans leur trouble, s'ils (levaient marcher contre les Romains, défendre le camp ou chercher leur salut dans la fuite. Ceux qui purent s'armer combattirent entre les chars et les bagages ; mais en entendant des cris derrière eux, et voyant le carnage qu'on faisait des leurs, ils jetèrent les armes, abandonnèrent leurs enseignes, et s'échappèrent du camp. Parvenus au confluent de la Meuse et du Rhin, l'espoir de fuir leur fut ravi : un grand nombre se noya dans le fleuve, et un nombre aussi considérable fut tué par la cavalerie que César envoya à leur poursuite 2 . Mais ils ne périrent cependant pas tous, car l'histoire en parle encore plus tard 3 . Cette partie de la cavalerie des Usipètes et des Tencthères qui avait passé la Meuse pour fourrager et qui n'avait point assisté au combat, s'était, après la défaite des Germains, retirée au delà du Rhin et jointe aux Sicambres. César rendit aux chefs qu'il avait retenus, la faculté de se retirer; mais ceux-ci,

1. César, Guerre des Gaules, 1. IV, ch. xm. — Dion Cassius, 1. XXXIX,

Ch. XLV1I, XLV11I.

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