‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 142 sur 289 · I. Plularque, Vie de Crassus, ch · texte numérisé non relu

I. Plularque, Vie de Crassus, ch

nemi, celui-ci l'atlira dans un guet-apcns. Crassus et ceux qui l'accompagnaient furent massacrés. Vingt mille Romains périrent et dix mille furent faits prisonniers. Les débris de l'armée, qu'on dit avoir été de cent mille hommes, furent sauvés par le questeur Cassius Longinus qui organisa la défense en Syrie. Mais la défaite de Crassus ne fut point vengée par son successeur en Syrie, le proconsul Bibulus (dans les années 51-50), ni par le gouverneur de la Cilicie Marc Tullius Cicéron.

Tandis que Crassus mourut ignominieusement, que César augmentait sa considération, sa gloire et son armée, Pompée, l'honnête et candide Pompée, passait sa vie à la campagne, dans ses magnifiques villas. Pompée avait prêté à son consulat quelque splendeur par la construction d'un théâtre, au moyen duquel il espérait donner une nouvelle impulsion à son bonheur 1 . Les auteurs anciens nomment toujours ce théâtre avec admiration, et Strabon compte son auteur au nombre des Romains qui ont le plus embelli Rome. Ce théâtre avait ëté élevé en pierre, le premier en celte matière à Rome, et sur le plan de celui de Mitylène; il était situé en dehors de la ville 2 , sur le champ de Mars 3 , dans la neuvième région postérieure et auprès des portiques de Cn. Octavius consul en l'année 165 avant l'ère vulgaire. Comme nous venons de le dire, il était en pierre à l'exception de la scène qui était en bois. Ce théâtre, solidement bâti, assez vaste pour contenir quarante mille specta-

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