‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 144 sur 289 · Pline, Histoire naturelle, 1. Vill, ch. vu · texte numérisé non relu

Pline, Histoire naturelle, 1. Vill, ch. vu

de violence, et puis se soustraire aux reproches de flatter l'amour des plaisirs du peuple. Pline a rapporté le texte de 1 edit qui le concerne 1 . Commencé en Tannée 55, ce théâtre ne fut achevé qu'en l'année 52.

A l'occasion de l'inauguration de ce monument, Pompée fit célébrer des jeux qui durèrent plusieurs jours. Dans les jeux scéniques, on vit paraître Ésope et d'autres mimes célèbres, Ésope vieux et usé, auquel manquait souvent la voix, selon Cicéron. Pompée s'attendait à moins d'effet de l'art théâtral que de la mise en scène ; les tragédies n'étaient que des traductions médiocres d'anciennes pièces grecques, les comédies rien que de vieilles farces dont le langage était inconnu à la plus grande partie des auditeurs. Tout cela manquait d'arrangement et péchait par le choix. L'abondance et la diversité des pièces représentées avaient pour but d'exciter l'étonnement, ainsi que cela avait eu lieu lors du triomphe. On vit donc, dans la Clytemnestre d'Attius, une innombrable quantité de mulets, et dans le Cheval troyen de Livius Andronique, trois mille boucliers (ou vases) dorés; les combats étaient exécutés par des groupes de fantassins et de cavaliers munis de toutes sortes d'armes diverses : c'élaitsans doute pour dédommager les spectateurs de la poésie absente. Ensuite, suivirent des jeunes Grecs et Osques, des combats d'athlètes et de gladiateurs, et enfin, pendant cinq jours de suite, journellement deux fois, des combats d'animaux dans le cirque, où cinq cents lions d'Afrique et, pour la clôture, dix-huit éléphants furent attaqués et en partie

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