‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 181 sur 289 · Appien, Guerres civiles, 1. II, ch. xlviii · texte numérisé non relu

Appien, Guerres civiles, 1. II, ch. xlviii

4. César, Guerre civile, 1. III, ch. H. — Appien, Guerres civiles, I. Il, ch. XLTin. — Plutarquc, Vie de César, ch. xxxvu.

dans lequel César devait entrer dans ses fonctions de consul pour Tannée suivante, qui était Tan 48 avant l'ère vulgaire, tombait au mois d'octobre, à cause du désordre qui existait à cette époque dans l'année romaine; ce fut donc depuis le printemps jusqu'en septembre que César avait occupé toute l'Italie, la Sicile et la Sardaigne, qu'il avait chassé Pompée en Grèce, pris Marseille, vaincu Pélréius et Afranius en Espagne dans une campagne très-pénible et difficile; qu'il avait présidé aux arrangements intérieurs de Rome que nous avons mentionnés plus haut, qu'il avait rassemblé une armée prête à traverser l'Adriatique, et qu'enfin, il avait envoyé Curion avec une armée en Afrique. Mais avant que de quitter Rome, César prit un autre soin afin d'augmenter son trésor : il emporta les offrandes déposées dans les temples, et avec elles, celles du Capitole 1 .

César paraissait donc avoir remis légalement l'administration civile et politique de Rome dans le sens de sa tradition constitutionnelle. Pour lui, il était de la plus haute importance d'entamer la guerre contre Pompée, comme consul. Plus d'une ville se rendait au consul qui n'aurait point obéi au proconsul agissant hors de sa province; plus d'un partisan de Pompée, qui aurait tiré le glaive contre le proconsul, ne voulut combattre contre le consul*. Lorsque César quitta Rome, le peuple raccompagna en le suppliant de se réconcilier avec Pompée. Car il était clair aux yeux de tous que, si l'un des deux

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