Appien, Guerres ci'iles, 1. II, ch. xc
2. Hirlius, Guerre d'Alexandrie, ch. xxi. — Plutarque, Vie de César, ch. xux. — Appien, Guerres civiles, 1. II, ch. xc.
3. Dion Cassius, l. XLII, ch. xlii. — Hirltua, Guerre d'Alexandrie, ch. xxiii.
qu'on pouvait croire que les larmes qu'il avait versées dans celle entrevue étaient des larmes de joie 1 . Toutefois à cette occasion César trompa plutôt qu'il ne fut trompé : de cette manière il avait comme ennemis les Égyptiens et leur roi ; il ne désespérait pas de sortir vainqueur de la lutte et son désir était de donner le royaume à Cléopâtre. Il s'y prit donc de la manière la plus habile. « Parmi les lieutenants, les amis, les centurions, et les soldats de César, plusieurs n'étaient pas fâchés de ce qui arrivait, prétendant qu'avec son excessive bonté, il avait été la dupe d'un enfant, comme si dans cette occasion César eût agi par pure bonté et non dans des vues pleines de prudence 2 . »
Mais à partir de ce moment la guerre fut poussée avec un plus grand acharnement. Par bonheur pour César, il reçut quelques renforts d'abord, et ensuite Mithridate de Pergarne 3 , envoyé par César eh Asie Mineure et en Syrie, revint par terre avec des troupes nombreuses. Il parut devant Péluse et en chassa les Égyptiens. Aussitôt qu'il eut pris une position sûre dans cette ville, il en instruisit César qui vint le rejoindre aussitôt 4 ; alors il attaqua l'armée d'Achillas auprès dê Memphis, la culbuta et livra l'assaut 6 son camp sur lé Nil. Cette attaque fut menée si habilement que tonte l'armée égyptienne fut saisie d'effroi et de terreur : le