‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 199 sur 289 · HISTOIKK DE CE. S A IL · texte numérisé non relu

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récompenses pécuniaires. Je passe sous silence, continue Dion Cassius, encore d'autres témoignages d'honneur, comme colonnes, couronnes, siège de distinction et autres, proposés alors pour la première fois, mais refusés par César, afin de ne pas fatiguer le lecteur par leur énumération *.

Après la bataille de Pharsale, le peuple romain ou plutôt la populace de Rome avait nommé César, pour la forme, tribun perpétuel, consul pour cinq ans et dictateur pour une année. En l'année 47, à l'expiration de son consulat, il était formellement entré en charge de la dictature. Plus lard César nomma à Rome pour les trois derniers mois de Tannée, deux consuls titulaires, sans abdiquer lui-même la dictature. César comprit que Rome avait besoin d'une autorité militaire; il avait nommé, ainsi que nous l'avons dit plus haut, Marc Antoine, comme chef de la cavalerie. Antoine était doué de grandes capacités mais il était sensuel, voluptueux, brutal, criblé de dettes, aimant à faire étalage de ses vices en public. Il révolta l'Italie entière par ses parades indécentes, par ses festins et ses orgies et par sa négligence, tandis que P. Dolabella, jeune homme de vingt-deux ans, instrument le plus fidèle de César après Antoine, ne cessait d'animer le peuple, comme tribun. Dolabella jouait le rôle d'un défenseur des débiteurs et lui-même avait d'immenses dettes; il avait quitté le patriciat et s'était fait plébéien afin de pouvoir agir comme tribun du peuple. Il voulait faire passer les lois les plus révolutionnaires, diminuer légalement le loyer des mai-

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