Dion Cassius, 1. XLU, ch. xix
sons qui à cette époque était monté à des taux exorbitants dans Rome : son intention fut même d'abolir toutes les dettes l . « Tandis que de l'Egypte César venait en Syrie, il apprit par des citoyens et par des lettres qui arrivaient de Rome, qu'il y avait beaucoup de désordre et de faiblesse dans le gouvernement, et que toutes les affaires de la république étaient mal administrées. D'un côté, l'opiniâtreté des tribuns du peuple excitait de funestes séditions; d'autre part, l'ambition et la mollesse des tribuns militaires et des chefs des légions avaient introduit dans l'armée des nouveautés dangereuses qui énervaient la discipline » Le sénat s'opposait aux projets de Dolabella ; quoique tout à fait dévoué à César, il exigeait qu'on n'entreprît aucun changement jusqu'à ce que le dictateur fût de retour. Trébellius, autre tribun du peuple, s'opposa aussi à Dolabella par la force des armes, et le sang coula dans les rues de Rome, comme dans ses plus mauvais jours.
Heureusement que les mouvements qui appelèrent César d'Alexandrie au Pont furent comprimés plus promptement qu'il ne l'avait lui-même espéré. Aussitôt qu'il reparut dans Rome, la tranquillité se rétablit.
Pharnaces, fils et assassin de Mithridate le Grand, devait aux Romains la paisible possession du royaume du Rosphore qu'il leur avait humblement demandé. Il avait profité de la défaite de Pompée, pour revendiquer de nouveau la possession du royaume de son père, et d'abord commencé par reprendre la Cappadoce