‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 206 sur 289 · Zd., I. XLU, ch. xix · texte numérisé non relu

Zd., I. XLU, ch. xix

fils de Pompée, Caton et d'autres républicains, hommes d'honneur et fervents patriotes, étaient vivants et à craindre. Mais César leva des impôts sous le nom de présents qu'il se fit donner, comme couronnes, statues, etc.; il rançonna non-seulement les simples particuliers, mais il imposa des villes entières! Sous la dénomination d'emprunts, il exigeait des sommes pour la demande desquelles il n'existait point de titres légaux : il les fit rentrer avec la même rigueur que si elles avaient réellement été dues, mais bien déterminé à ne jamais les rembourser 1 . César disait qu'il avait sacrifié sa fortune pour le bien de l'État et qu'il était obligé en ce moment de recourir aux emprunts. Aussi ne voulut-il pas permettre la remise des dettes, demandée par le peuple, en disant que lui-même en avait de fortes. César oublia aussi les orgies de M. Antoine et les menées de Dolabella : l'avenir était trop sombre pour oser lancer la foudre dans le passé 2 . Mais il eut à combattre une révolte militaire qui ne fut pas sans danger. César, dans le but de porter la guerre en Afrique contre ses ennemis, avait rassemblé ses vétérans en Campanie où Antoine les avait ramenés après la bataille de Pharsale. De grandes récompenses leur avaient été promises alors : d'autres récompenses également après la guerre d'Afrique qui devait avoir lieu. Ces soldats devenaient pressants et exigeaient une satisfaction immédiate. César leur envoya Salluste, l'historien, qui leur fit une troisième promesse en accordant mille

f . Dion Casaius, 1. XLII, ch. l.

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