‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 22 sur 289 · Tite-Live , Epitome, ch. lxxxix · texte numérisé non relu

Tite-Live , Epitome, ch. lxxxix

sauver la vie à Fimbria, homme sanguinaire. Celui-ci s'étant suicidé, Sylla avait donné Tordre de l'inhumer avec décence. A son débarquement en Italie, il avait offert sérieusement le pardon et l'oubli, et aucun de ceux qui se présentèrent pour faire leur paix ne fut congédié. A la suite des premiers événements, Sylla avait encore négocié dans ce sens avec Lucius Scipion ; ce fut le parti révolutionnaire qui rompit non-seulement ces négociations, mais qui plus tard, en précipitant sa propre chute, recommença les assassinats d'une manière plus horrible que jamais, et qui osa même s'allier à l'antique ennemi national pour anéantir Rome. Mais c'en était assez. En vertu de la puissance que lui conférait sa nouvelle dignité, Sylla, immédiatement après avoir saisi l'autorité, déclara comme ennemis de la patrie et mis hors la loi tous les employés civils et militaires qui, postérieurement au traité conclu par Sylla avec Scipion et légalement valable, auraient servi la cause de la révolution, et avec eux, les citoyens qui y auraient prêté la main d'une manière éclatante. »

Dans l'exécution de ces décrets, il y avait lieu de craindre qu'on ne fît preuve d'excès de zèle, d'erreur; et, ce qui n'était pas moins horrible, l'incertitude pouvait inquiéter les citoyens. Q. Métellus Pius demanda à Sylla , dans une séance du sénat, de régulariser les condamnations. C'est alors qu'il fit dresser les listes de proscription dont on a tant parlé sans en avoir approfondi ni la cause ni la fin. Métellus devint consul en 80, et Sylla fut son collègue dans cette magistrature ; il ne lui en voulut donc pas de sa demande. Ces listes devaient être closes le l tr juin de l'année 81. Selon Valère Maxime 1 , elles

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