‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 231 sur 289 · ld., 1. XLIII, ch. xlv · texte numérisé non relu

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démagogue il 's'en était servi. Le tribunal avait aidé directement à son élévation et à son autocratie. Quand il y fut arrivé, il se fit concéder le pouvoir tribunitien, sans limites de temps ni d'espace. En excluant les tribuns des tribunaux, il voulut empêcher l'influence populaire dans l'administration de la justice et la diriger seul !

Un nouveau spectacle devait être donné aux Romains. César, le pillard des nations étrangères, l'endetté le plus considérable, le dissipateur et le prodigue par excellence, qui avait donné l'exemple le plus scandaleux du luxe le plus effréné, voulut arrêter le luxe dont il avait cependant été un des plus puissants promoteurs à Rome dans son intérêt particulier. 11 décréta donc une loi somptuaire qui s'étendait à la table, aux tombeaux et autres constructions, au costume, aux ustensiles et aux meubles, en général à tous les objets de luxe 1 . ]| défendit l'usage des litières, de la pourpre et des perles, excepté à certaines personnes, à certain âge et pour certains jours 1 , et enfin, il mit des impôts sur les marchandises étrangères.

Comme César avait nourri le projet et les moyens d'exécution de se saisir du pouvoir absolu pendant les longues années de son gouvernement des Gaules, il détermina par une loi que le gouvernement d'une province fût fixé à une année pour un préteur, à deux pour les consulaires, et qu'en général aucun commandement ne pourrait durer au delà de cet espace de temps 3 .

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