‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 234 sur 289 · Drumann, tome 111, p. 630 et suivante · texte numérisé non relu

Drumann, tome 111, p. 630 et suivante

Castalon (Caslona) et Obulcon (Porcuna), et enfin sur Corduba (Cordoue) et Gades (Cadix). Strabon 1 dit que les historiens rapportent que César fit le chemin de Rome à Obulcon en vingt-sept jours ; la distance était de 1800 kilomètres environ ; il faisait donc soixante-six kilomètres par jour. Obulcon était à 37 kilomètres est de Cordoue. Il y avait déjà plusieurs mois que Cn. Pompe'e assiégeait Ulia : les habitants avaient demandé des secours, et cinq cohortes avec de la cavalerie parvinrent à y pénétrer pendant une nuit orageuse. César alla chercher son ennemi Sextus Pompée à Cordoue afin d'éloigner le frère aîné d'Ulia. Cette ruse de guerre réussit : la cavalerie de César avait pris en croupe des légionnaires. Lorsqu'ils furent tout près de la ville, les habitants sortirent en foule pour accabler la cavalerie césarienne; mais aussitôt les légionnaires mirent pied à terre et les chargèrent si vivement, que de toute cette multitude fort peu rentrèrent dans la ville. Effrayé de cet échec, Sextus Pompée écrivit à son frère de venir promptement à son secours avant que César ne se fût rendu maître de la place. En conséquence de ces lettres, Cnéius Pompée, qui était sur le point de prendre Ulia, quitta le siège de cette ville et marcha sur Cordoue avec ses troupes *.

César était sur la rive gauche du Bétis : il jeta un pont sur le fleuve et y fit passer son armée en trois corps. Le dictateur, maintenant sur la rive droite (du Guadalquivir), ne pouvait parvenir à couper Pompée

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