Hoeek, Riimische Geschichte, tome I, pages
César, au contraire, entendait sans cesse retentir les avertissements et les cris intérieurs de la conscience, et ces avertissements et ces cris lui rappelaient constamment les mots de conspirateur, de vanité, d'orgueil, de duplicité, de convoitise, d'usurpateur et de démagogue, etc., etc.; et lui-même lisait mieux que personne dans son for intérieur les intentions liberlicides et inconstitutionnelles qu'il avait méditées et conçues, et qu'il projetait de mettre à exécution. Monté au pouvoir suprême par des détours, César était confus; s'il tremblait sans avoir le frisson de la peur, il flottait dans une hésitation craintive et embarrassée. Quelle en était la cause? C'est qu'il avait encore à cette époque même à redouter une réaction qui, certes, était à craindre s'il eût été moins sage, moins clément et moins doux envers ses adversaires après le succès et la victoire.
Il faut se souvenir encore que non satisfait du pouvoir réel du monarque, il en recherchait aussi le nom et les insignes extérieurs, que dans des moments d'oubli ou de distraction et à mesure que croissait son orgueil, César ridiculisait les formes républicaines, ainsi que le rapporte Suétone*. D'après un historien perdu, Titus Ampius, César disait : « que la République était un nom sans réalité, sans valeur, que les hommes devaient lui parler désormais avec plus de respect et regarder comme loi ce qu'il disait. »
Les républicains qui existaient ne devaient-ils pas se sentir profondément blessés par ces paroles ? Il fallait