Cicéron, Plaidoyer pour Fîaccus, ch. xxvm
2. Voyez aussi M. Théodor Mommsen, Histoire romaine, 3* vol., p. 529 de la 2« édilion. Berlin, 1857.
sacerdotale, hiérarchisée d'après les magistratures romaines des plus mauvais temps ; elle a vu le maintien immuable de la superstition et du fanatisme, et tant d'autres plaies dont César fut la cause indirecte en léguant à la postérité une longue traînée d'impuretés 1 .
Nous avons déjà dit que César était d'une assez grande taille, d'une charpente régulière, qu'il avait les yeux vifs et noirs, le nez aquilin, le front de moyenne élévation et étroit; que son regard était sans bienveillance; que sa lèvre inférieure, épaisse et saillante, exprimait l'orgueil et la dureté. Il était en outre pâle, maigre et chauve, conséquences de ses fatigues à la guerre et de ses débauches. 11 supportait sans peine les fatigues et les privations, quoiqu'il fut affecté d'une terrible maladie, l'épilepsie 8 , qui deux fois paralysa son action, une fois à Thapsus en Tannée 46 et une seconde fois à Cordoue 3 . Dans les derniers temps de sa vie, il était sujet à des défaillances subites et à des terreurs nocturnes qui troublaient son sommeil. « 11 laissa quelques-uns des siens persuadés qu'il ne voulait pas vivre plus longtemps, et que cette indifférence qui lui venait de sa mauvaise santé, lui avait fait mépriser les avertissements de la religion et les conseils de ses amis 4 . » Il attachait beaucoup de soin à son corps; et non content de se faire tondre et raser souvent, il se faisait encore
1. Voyez notre Histoire générale de V architecture, pages 701 à 716, pages 11C3 à 1176.
2. Appien, Guerres civiles, 1. II, ch. ex. — Suétone, Vie de César, ch. xlv. — Dion Cassius, I. XL1II, ch. xxxii.
3. Plularque, Vie de César, ch. xvit. Celse définit cette maladie dans son Traité de la Médecine, 1. III, ch. xxnt. Mahomet aussi était épllepllque.