Suétone, Vie de César, ch. lxxxiv
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celle époque. «Vous savez, dit-il, quel est leur nombre, leur pouvoir dans nos assemblées. — Il y aurait de la sagesse à rompre le cours d'une superstition barbare ; de la fermeté à braver, pour le bien de la République, cette multitude de Juifs qui troublent quelquefois nos assemblées. — Lorsque les Juifs étaient en paix avec nous, et Jérusalem florissante, nous trouvions cependant les cérémonies de leurs sacrifices trop indignes de la majesté de notre Empire, de la splendeur de notre nom, des institutions de nos ancêtres 1 . »
Par la faveur que César avait accordée aux Juifs , il contribua à la dissolution de l'organisation politique de la société romaine 2 , car les Juifs, avec leurs tendances exclusivement besoigneuses de trafic, de commerce et de spéculations financières et aléatoires, ne s'inquiètent point du maintien et de la prospérité de l'État, qui leur sont indifférents. Et l'univers entier, dût-il s'engloutir et s'en aller en poussière, l'Arabe l'abandonnerait plutôt que de s abstenir de la satisfaction de son intérêt et de ses plaisirs. La faveur accordée par César aux Juifs facilita ensuite la propagation de l'esprit de la religion galiléenne, religion qui eut pour conséquence cette triste et lugubre période de l'histoire de l'Occident connue sous le nom de moyen âge. Il est nécessaire de rappeler ici que cette époque a vu se développer en Europe la soumission passive, fruit de l'ignorance, et l'oisiveté contemplative des sociétés arabes de l'Orient, évoquée par le désert. Elle a aussi vu s'établir une caste