Dion Casaius, 11t. XXXVII, ch. l
2. Dion Cawiut, Ht. XXXVIII, ch. i. — Velléius Paterculus, liv. II, ch. iuv.
tion. Ce que Caton avait fait rejeter dans le Bénat 1 , César l'obtint malgré lui; il leur remit le tiers de leur fermage et les engagea en public à ne point enchérir inconsidérément à la prochaine adjudication des impôts 2 . II avait non-seulement gagné l'ordre , mais encore les innombrables bordes d'esclaves qui lui appartenaient, prêtes à agir si les circonstances le demandaient. La circonspection avec laquelle César évitait toujours l'apparence de poursuivre son propre intérêt personnel témoigne de son habileté et de sa ruse, de son empire sur lui-même, de l'art qu'il possédait de sacrifier au moment pour mettre l'avenir en son pouvoir. Ses lois prouvent la profonde connaissance qu'il avait acquise du milieu dans lequel il vivait. Il savait comment il faut agir pour transformer insensiblement l'État et la société, pour confisquer celle-ci tout entière à son profit. Il compromit les uns, annihila les autres, ou les riva à sa cause par l'égoïsme et la fortune i [licitement acquise. César était absolument dénué du sens moral. Cicéron dit : « Il en vint un autre (César) après lui (Sylla), qui, dans une cause impie et une victoire encore plus honteuse, ne se contenta point de confisquer les biens des particuliers , mais qui enveloppa dans la même calamité des provinces et des peuples. Après avoir désolé et ruiné les nations étrangères, nous l'avons vu porter dans son triomphe l'image de Marseille, comme un signe de l'anéantissement de la République, et triompher de cette ville, sans le secours de laquelle nos généraux ne triomphèrent jamais dans les guerres transalpines. Je pourrais rappeler une foule d'autres injustices envers nos alliés, si