Plutarque, Vie de César, ch. xv
2. Suétone, Vie de César, ch. xxv. — Dion Cauiuf, 1. XL, ch. xun.
mis. Les Nerves qui imploraient sa pitié étaient réduits de soixante raille hommes à cinq cents capables de porter les armes 1 ; peu de temps après, César fit vendre à l'encan cinquante-trois mille Aduatiques 5 . Sous prétexte d'avoir violé le droit des ambassadeurs, il fit mettre à mort les membres du sénat, et fit également vendre à l'encan les Vénètes 3 (Bretons). Dumnorix, chef édue, citoyen libre d'une nation libre, auquel la patrie était chère, et qu'il défendait contre des brigands, fut mis à mort, parce qu'il résistait en bon patriote au joug étranger*. C'est pour le même motif qu'il voue à la destruction une nation entière, les héroïques Éburons, et qu'il appelle les voisins des deux rives du Rhin, pour exécuter son arrêt : « Détruire jusque dans sa race et son nom une nation si criminelle, » ut stirps ac nomen civitatis tollatur*. Ses soldats réduisirent en cendres Genabum ( Orléans ou Gien), ville florissante*, et, irrités d'une longue et persévérante défense, ils réduisirent de quarante mille habitants d'Avaricum (Bourges) à huit cents à peine le nombre de ceux qui purent se sauver 7 . L'auteur de cette guerre était coupable de toutes ces atrocités. Son plus grand ressentiment fut contre Ambiorix, prince des Éburons. Comme il ne put pas s'emparer de sa personne, il crut, dans « l'intérêt de son