‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 96 sur 289 · Ibid., 1. VII, ch. xxvm · texte numérisé non relu

Ibid., 1. VII, ch. xxvm

honneur, » devoir détruire dans les États de ce chef, les citoyens, les édifices et les bestiaux 1 . A Uxellodunum (Capdenac, dans le Lot, près Figeac), il fit couper les mains à tous ceux qui avaient porté les armes, et leur laissa la vie, pour mieux témoigner du châtiment réservé aux soi-disant pervers*.

En Tannée 58, l'Arioviste germain avait pénétré dans la Gaule ; sous le consulat de César, il avait été reconnu par les Romains comme ami et allié, ainsi que nous l'avons déjà dit plus haut. César voulait empêcher, jusqu'à son arrivée, une attaque contre la Province narbonnaise. Arioviste revenait dans les Gaules pour y chercher aventures; sa troupe se montait à cent vingt mille hommes. Durant les éternelles querelles des Gaulois entre eux; durant leurs jalousies réciproques et les luttes des partis, ils avaient toujours besoin de secours étranger; les premiers, ils avaient invité les Germains à venir les aider; dans la suite, ces derniers profitèrent de cette impuissance, afin de s'établir dans un climat plus doux et dans un pays plus fertile. Ce furent les Arvernes et les Séquanes qui avaient invoqué ce secours périlleux contre les Édues ; ils sentirent les premiers le joug pesant qu'ils s'étaient involontairement donné; plus tard il frappa aussi les Édues, anciens alliés des Romains. Tous les Gaulois réunis demandèrent le secours de César contre Arioviste, et César ne se fit pas prier deux fois. Le prince germain était connu des Romains par des relations passées avec lui, et César lui

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