‹ Le grand perturbateur romainChapitre 101 sur 277 · I. Gui^rtf deK Cauie*^ 1. II. oh. \xil · texte numérisé non relu

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HISTOIRE DE CESAR. U

de l’armée et les alliés prirent la fuite. A l’aspect du désordre qui régnaitchez les Romains, les cavaliers trévires, que leur cité avait envoyés à César comme auxiliaires, désespérèrent de son armée, et, prenant la roule de leur pays, allèrent annoncer chez eux que les Romains avaient été repoussés et vaincus, et que leur camp ainsi que leurs bagages étaient au pouvoir des Nerves. Les Romains furent exposés à un grand péril. Alors César arrache à un soldat son bouclier et combat à la première ligne. Son aspect relève le courage des soldats : chacun fait preuve de zèle dans cette exirémilé. La jonction des deux légions de l'aile droite s’opère, des secours arrivent; Labiénus parait avec une légion. Les Nerviens séparésde leurs alliés, entourés de toutes parts, ayant le sort contre eux, combattent avec autant d’héroïsme que lorsqu'il fut pour eux et lorsqu’ils se croyaient vainqueurs : du haut des monceaux de cadavres des leurs ils se font tuer presijue jusqu’au dernier homme. Après la bataille, le nombre de leurs sénateurs se trouvait réduit de six cents à trois seulement et leurs combattants de soixante mille à cinq cents', nombre sans doute exagéré par l’auteur ou les auteurs des Commmfuires de César. A la suite de cette désastreuse bataille les Nerviens, les Atrébates et les Véromandues furent bien obligés de reconnaître la suprématie romaine. Les Aduatiques, descendants des Cimhres et des Teutons, arrivèrent trop tard sur le champ de bataille : ils retournèrent chez eux, se retirèrent avec tout ce qu’ils possédaient dans une seule place, admirahlement fortitiée

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