‹ Le grand perturbateur romainChapitre 130 sur 277 · I. César, Guerre dee Caulet, 1. V, ch. xxii · texte numérisé non relu

I. César, Guerre dee Caulet, 1. V, ch. xxii

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étaienl venus pour demander du blé. On ne soupçonna leurs menées que le jour où, bien armés, ils parurent devant le camp romain. Leur tentative de s’en rendre maîtres échoue : les lieutenants cherchent à les conduire en rase campagne. Ambiorix dit aux envoyés romains qu'il les avait demandés pour les entretenir d'objets d’un intérêt commun; qu’il devait beaucoup à César, que c’était lui qui l’avait délivre du tribut qu’il payait jusqu'alors aux Aduatiques, ses voisins; qu’il lui devait également la liberté de son fils et de son neveu, retenus en otage par les mêmes Aduatiques; que la multitude l’avait contraint d’assiéger le camp des Romains; qu’il s’agissait d'un projet commun qui était d’attaquer un même jour à la fois tous les quartiers de César; que de nombreuses troupes de Germains avaient passé le Rhin; qu’on devait par conséquent retirer les soldats de leurs quartiei's pour les joindre à ceux ou de Cicéron ou de Labiénus; qu’il croyait avoir servi son pays et qu’il voulait reconnaître les bienfaits de César.

A ces paroles, les deux lieutenants crurent devoir tenir un conseil de guerre; Aurunculéius Cotta et plusieurs autres officiers ne voulurent pas s’éloigner sans les ordres de César ; ils pensaient qu’on pouvait résister aux Germains dans les quartiers retranchés; que le dernier combat le prouvait assez; qu’on ne manquait pas de vivres; que rien n’était plus honteux que de prendre conseil de l’ennemi'. Titurius fut d’un autre avis : il dit qu’il considérait l’avis en lui-même et non l’ennemi qui le donne; que César était vraisemblable-

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