Pliilarque, de Cisur^ cli. \x, xxvni
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HISTOIHE DE CESAR.
grains, il eut néanmoins assez d’influence pour que son ancien légat fût acquitté. Un peu plus tard, celui-ci se vit accusé d’exaction, mais les démarches de Pompée, de César et de Cicéron ne purent le sauver ; car Cicéron lui-même, nommé par le proconsul d’Espagne son lieutenant d’honneur, défendait son ennemi, parce qu’il craignait Clodiiis. Et disons à cette occasion que les tribuiiaux sont la hase réelle, solide, de toute constitution libre, parce que les tribunaux et la loyale administration de la justice mainlienncnt les luis dans leur intégrité, et que devant la lui tous les hommes sont égaux, et enfin que le verdict des juges n’est que la proclamation de la loi.
Pendant l’année 54, les élections consulaires furent remises, par les intrigues de Pompée, d’un mois à l’antre , et la moitié de l’année suivante s'écoula sans que Rome eût de consuls ' ; les tribuns du peuple Luccéius Ilirrus et Cmlius Vinicianus, qui s’étaient attribué l’administration desalfaires publiques et qui, au lieu des préteurs, ordonnaient les jeux, étaient principalement coupables de rempéchemenl des éleclions. Ces tribuns proiiosèrent même de nommer des tribuns militaires au lieu de consuls, afin que la toute-puissance fût conférée à plusieurs, comme autrefois, et, comme on ne les écoutait pas, ils proposèrent encore de nommer Pompée pour dictateur, et sous ce prétexte, ils différaient les élections'. Mais l’aristocratie le ' craignait , car la dictature de Sylla