‹ Le grand perturbateur romainChapitre 149 sur 277 · Ibid.fth. XXX · texte numérisé non relu

Ibid.fth. XXX

HISTOIRE DE r.ESAR.

qu’il lui devait et que Pompée son créancier dans le passé ne se contenterait pas du paycmentdc cette somme à Alticus'. César venait de payer les dettes énormes de Curion (soixante millions de sesterces ou douze millions six cent mille francs*), qui prenait en main la défense des intérêts et de riionneiir de César ’ ; il venait encore (le donner ou de prêter quinze cents talents à L. Paulus, pour la construction de la liasilicpie dont nous avons déjà parlé. Sa libéralité intéressée s’étendait jusfpic sur les affranchis et les esclaves, selon ce ipi’ils avaient de crédit sur l’esprit de leur maître ou de leur patron*.

César avait pensé à temps pour tu; pas être pris an dépourvu : il ne voulait pas se mettre dans la position que Caton aurait vue avec satisfaction. Ajtpius Cbjdius, frère de Clodiiis tué par Milon, avait été accusé par P. Dolaliella du crime de lèse-majesté parce qu’il achetait des voix pour devenir censeur. Clodius fut acquitté par les juges: Pmnpéeet l’aristocratie l’avaient pris sons leur protection : il ne fallait pas (pi’à la veille de la guerre civile une disgrâce touchât le chef de la famille des Clodius. Appius fut nommé censeur et il eut pour collègue L. Pison, beau-père de César. On fut outré de sa sévérité, et surtout de celle qu’il exerçait sur des ennemis de son parti, tandis que son collègue se montrait très-modéré. Appius ménagea C. Curion, di'jâ gagné par César, uniquement parce que Pison le voulait. Mais

1» Smîlone, Vie de César, rh. XLVI. — Cicero, ad Àlticum, VI, i.

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