‹ Le grand perturbateur romainChapitre 167 sur 277 · C^r, Guerre civile, I. 111, cli. i · texte numérisé non relu

C^r, Guerre civile, I. 111, cli. i

2. Diou Caxius, I. XLl, ch. iiwi. — Tacite, Annale», 1. XI, ch. uiv.

IIISTOIIIK DE CÉSAIl.

populace que César avait toujours caressée durant sa carrière politique, tout en la méprisant souverainement dans son for intérieur, il lui donna à manger, il lui lit faire d’amples distributions de blé'. Sa maxime fut : tout pour le peuple et rien sans le peuple. Mais le plus grand bénéfice de la dictature pour César, c’est qu’elle l’autorisait légalement à convoquer les élections de toute nature. Il assembla les comices consulaires et se fit nommer consul avec P. Scr\ilius Isauricus (année 49). Les préteurs et les autres fonctionnaires publics furent nommés selon les lois et les usages anciens, mais sous l’intluence de César Lui-méme nomma ensuite les gouverneurs des provinces; il envoya en Ibérie Marc Lépidus, en Sicile Aulus Âlbinus, en Sardaigne Sextus Peducæus, et la Gaule fut donnée à Décimus Brutus^. Après avoir employé onze jours tant à ces arrangements qu’à la célébration des féeries latines (obligation pour les consuls d’y assister avant de se rendre dans leurs gouvernements) et à la tenue des comices, César se démit de la dictature*. Comme le nom de dictateur était détesté. César le garda le moins longtemps possible; ensuite c’était aussi faire preuve qu’il n’aspirait pas à l’omnipotence et qu’il n’avait pris le titre de dictateur que le temps nécessaire pour sauver l'Êtat dans un moment critique. Rusé et habile, de celte façon il ne se rendait pas suspect d’ambition. Remarquons en passant que le mois

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