lliiil,, I. ni, rh. XI, XII
IIISTOIIIF. DK CÉSAR.
monts Candaviens, dans le sud-ouest de rillyrie, plus près dos tôles occidentales. Instruit par les siens do l'arrivée de César Pompée réussit à se jeter dans Dyrrhacliium, et César établit son camp en face de l’armée républicaine. C’est alors, et à la suite de ces fails. que Pompée déploie tout le talent et toute l’expérience d’un vieux capitaine. 11 rend ruse pour ruse et force enfin César de changer son plan de campagne. Et à cette occasion, il montra non-seulement autant de capacité militaire que son ennemi, dans le choix et le changement de ses positions, mais il lui livra auprès des lignes de fortifications six combats importants qui se terminèrent la plupart à son avantage. Une fois meme, il aurait complètement battu César, s’il avait eu assez de résolution pour poursuivre avec chaleur les avantages qu’il venait de remporter.
Dans l’opinion de Pompée, César devait pâlir pour son audace et sa témérité, en soulïrant de la faim, du froid cl des maladies. Ensuite, César qui attendait toujours l’autre division de son armée, ne pouvait pas s’éloigner de la côte. Si celte division n’arrivait pas. on courait le danger de voir s’épuiser les subsistances dans le sud de l’Illyric et en Épire : dans ce cas, les armes élaicnl à peine nécessaires pour amener César à terminer sa carrière en aventurier irréfléchi. Plusieurs per.soimagos dans le camp de Pompée demandaient la paix : la majorité opinait pour la guerre. Enfin, Pompée chargea Scribonius Libon d’aller droit à Brundusium, avec cinquante vaisseaux, ce qu’il exécuta. Il s’établit